Première réaction des Émirats à la décision de l'Algérie

Première réaction des Émirats à la décision de l’Algérie

L’Autorité générale de l’aviation civile des Émirats arabes unis a affirmé que la notification reçue de la République algérienne démocratique et populaire concernant la suspension de l’accord de services de transport aérien entre les deux pays n’aura aucun effet immédiat sur le trafic des vols.

Dans un communiqué, l’Autorité a précisé que cette mesure s’inscrit dans les mécanismes prévus par les accords internationaux, soulignant que l’accord reste en vigueur durant le délai légal fixé, tandis que les opérations aériennes entre les deux pays se poursuivent normalement.

Elle a ajouté que la coordination se poursuit avec les différentes parties concernées par les canaux officiels, et que ces développements sont traités avec responsabilité et professionnalisme, conformément aux cadres juridiques et diplomatiques en vigueur.

Samedi, l’Algérie a officiellement engagé les procédures d’annulation de l’accord de services aériens conclu avec les Émirats arabes unis, selon l’Agence de presse algérienne.

L’Agence a indiqué que la démarche concerne l’accord signé à Abou Dhabi le 13 mai 2013 et ratifié par décret présidentiel le 30 décembre 2014.

Conformément à l’article 22 de l’accord, l’Algérie doit notifier la partie émiratie de la décision d’annulation par voie diplomatique, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), afin d’achever la procédure juridique et réglementaire reconnue à l’échelle internationale.

Aucun détail officiel n’a encore été annoncé concernant les raisons ou le calendrier de cette décision, mais celle-ci devrait avoir des répercussions sur la coopération et le transport aérien entre les deux pays durant la prochaine période.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs critiqué un pays arabe sans le nommer explicitement, quelques heures après l’annonce du lancement de la procédure d’annulation de l’accord aérien avec les Émirats.

Dans une interview diffusée par la télévision publique algérienne, il a déclaré que les relations de l’Algérie avec les pays arabes sont « bonnes », à l’exception d’« un État, voire un petit État », affirmant qu’il aurait tenté d’interférer dans les premières puis les deuxièmes élections présidentielles.

Le président algérien n’a pas cité le pays nommément, mais cette déclaration intervient dans le contexte des développements récents des relations algéro-émiraties.

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