Les parents de Christophe Gleizes évoquent leur visite au journaliste emprisonné en Algérie
Les parents du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, ont révélé les détails de leur récente visite, affirmant qu’elle a permis à la famille d’être rassurée sur son état après plusieurs jours passés en Algérie.
Francis Godard, père du journaliste, a déclaré au magazine Paris Match : « Notre visite a été suivie et appréciée en Algérie, et la télévision algérienne a traité l’affaire de Christophe de manière non négative. Il s’agit d’une évolution importante après que son dossier était resté méconnu de l’opinion publique. »
Il a ajouté que Christophe ne nourrit aucune rancœur envers l’Algérie et ne souhaite pas que son affaire devienne un enjeu politique ou diplomatique entre les deux pays.
« Christophe ne veut pas être au centre de l’attention politique. Il souhaite que son affaire soit traitée dans le calme. Il respecte les autorités algériennes et n’a jamais écrit contre elles. Il va bien, garde la tête haute et nous demande d’en faire autant », a-t-il précisé.
De son côté, sa mère, Sylvie Godard, a affirmé : « Christophe n’a pas perdu son respect ni son affection pour l’Algérie, un pays où il a vécu une année sous contrôle judiciaire et où il s’est fait des amis. Il s’est simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. »
Le frère du journaliste a, par ailleurs, déposé une demande officielle pour lui rendre visite en mars prochain, dans l’attente de l’accord des autorités algériennes.
Cette visite des parents coïncidait avec le 37e anniversaire de Christophe Gleizes. La dernière visite familiale remontait au 3 décembre dernier. Le journaliste ne reçoit actuellement que de rares visiteurs, notamment le cardinal Jean-Paul Vesco et son avocat algérien.
L’ancienne ministre française et présidente de l’association France-Algérie, Ségolène Royal, lui a également rendu visite, rassurant ses parents sur son état, indiquant qu’il pratique du sport et lit régulièrement.
Christophe Gleizes a récemment été transféré à l’établissement pénitentiaire de Koléa, après avoir été détenu à Tizi Ouzou.
Son affaire remonte au 28 mai 2024, date de son arrestation et de son placement sous contrôle judiciaire pour entrée en Algérie avec un visa touristique sans déclaration d’activité journalistique, apologie du terrorisme et possession de publications jugées « portant atteinte à l’intérêt national », à la suite de la préparation d’un article sur le club de la JS Kabylie.
Les autorités algériennes lui reprochent également des contacts, entre 2015 et 2017, avec un responsable du club lié au mouvement « MAK », classé organisation terroriste en 2021.
Début décembre dernier, la cour d’appel de Tizi Ouzou a confirmé le jugement de première instance, prononçant une peine de sept ans de prison.