Le projet de code de la route sera-t-il annulé avec la poursuite des protestations des chauffeurs ?
L’Organisation nationale des transporteurs algériens a appelé, dimanche, tous les transporteurs, qu’il s’agisse des propriétaires d’autobus de transport de passagers, de transport de marchandises ou des chauffeurs de taxis, à reprendre leur activité professionnelle et à donner à l’organisation la possibilité de régler la situation actuelle par le dialogue et la responsabilité.
Dans un communiqué, l’organisation a souligné que « le projet de code de la route n’est pas gravé dans le marbre ; il peut être révisé ou même totalement annulé, et un nouveau texte peut être élaboré avec la participation active des représentants des secteurs public et privé afin d’assurer un équilibre entre la répression et la protection des droits des professionnels. »
L’Organisation nationale a rassuré que ses revendications actuelles visent l’intérêt des transporteurs et du secteur du transport en général, et qu’elle s’efforce de transmettre sérieusement les préoccupations de tous les transporteurs aux autorités compétentes.
Elle a appelé tous les transporteurs à faire preuve de sagesse et de vigilance, avertissant contre toute exploitation de la situation par des parties qui ne servent pas l’intérêt national ou qui cherchent à surfer sur la vague des protestations au détriment des transporteurs.
Elle a également affirmé sa confiance totale dans les autorités publiques, à leur tête le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour trouver une solution juste et définitive à la situation, sans hésitation.
Il est à noter que le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports avait confirmé il y a deux jours que le nouveau projet de code de la route est toujours en cours d’examen dans le cadre de la procédure législative en vigueur, insistant sur le fait que le texte légal peut être enrichi des remarques et propositions soumises par les partenaires sociaux.
Cette confirmation est intervenue après une grève ouverte menée jeudi 1er janvier par les chauffeurs d’autobus et de camions, en protestation contre la hausse des prix du carburant et certaines dispositions du nouveau projet de code de la route, qui a entraîné un paralysie du transport, d’importants embouteillages dans les stations-service et perturbé les déplacements des citoyens.
Le nouveau projet de code de la route a suscité une vague d’indignation parmi les professionnels et les citoyens, notamment les chauffeurs d’autobus et de camions, et les appels à la grève se sont multipliés via différents canaux et médias pour protester contre certaines dispositions de la loi et l’augmentation des tarifs de transport.
Il est à noter que l’Assemblée populaire nationale a adopté le projet de loi le 24 décembre dernier, mais le texte n’est pas encore entré en vigueur et attend l’examen du Conseil de la nation pour compléter son parcours législatif, alors que l’on s’attend à ce que le Conseil exerce ses prérogatives constitutionnelles en réservant certaines dispositions du projet, notamment celles qui ont suscité une large vague de protestations.