Usage des téléphones dans les hôpitaux : Aït Messaoudane clarifie la position

Publié: 19 mars 2026
| #Algérie

Le ministre de la Santé, Mohamed Sadek Aït Messaoudane, a affirmé, en réponse à une question parlementaire sur l’usage des smartphones dans les services de santé des établissements hospitaliers publics et privés, que ces outils font désormais partie des exigences de la vie quotidienne. Toutefois, leur utilisation en milieu hospitalier demeure une arme à double tranchant.

Le ministre a expliqué que les smartphones permettent aux patients de rester en contact avec leurs proches et d’atténuer leur souffrance psychologique, notamment lors des hospitalisations prolongées. Ils constituent également un moyen important pour les équipes médicales et paramédicales d’échanger des informations et de communiquer dans un cadre professionnel.

En revanche, il a mis en garde contre les usages non encadrés de ces appareils, qui peuvent engendrer des effets négatifs, tels que la gêne des patients, l’atteinte à leur vie privée, ainsi que des violations de l’éthique médicale, notamment en cas de prises de photos ou d’enregistrements sans autorisation.

Le ministre a insisté sur le fait que l’approche la plus appropriée ne réside ni dans une interdiction totale ni dans une autorisation absolue, mais plutôt dans l’encadrement de l’utilisation des smartphones à travers des règles claires garantissant la sécurité et la dignité des patients, tout en préservant l’ordre au sein des établissements hospitaliers. Il a assuré que des efforts sont en cours pour concrétiser cette orientation.

L’été dernier, une vive polémique avait éclaté après qu’une infirmière a filmé la préparation du corps d’un patient décédé après un mois passé en soins intensifs, suscitant indignation et colère, et entraînant l’intervention du ministère de la Santé.

Le ministère a fermement condamné de tels comportements, les qualifiant d’« inhumains » et « contraires aux valeurs humaines et religieuses », ainsi qu’aux principes fondamentaux de la profession infirmière et à la noble mission du secteur de la santé.

Il a dénoncé ces « comportements individuels », jugés inacceptables car portant atteinte à la dignité du défunt et aux sentiments de ses proches.

À la suite de cette affaire, le tribunal d’El Harrach a condamné l’infirmière à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 20 000 dinars, pour atteinte à la dignité du défunt, après la diffusion de la vidéo sur TikTok.

Le tribunal a également ordonné à la prévenue de verser 100 000 dinars de dommages et intérêts à l’hôpital Zemirli, ainsi qu’un dinar symbolique au Trésor public.

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