Un parti politique tunisien dénonce une campagne contre les relations algéro-tunisiennes

Un parti politique tunisien dénonce une campagne contre les relations algéro-tunisiennes

Le Parti du courant populaire tunisien a publié un communiqué concernant les répercussions de la déclaration du président Abdelmadjid Tebboune sur le soutien de l’Algérie à la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme, dénonçant l’existence d’une campagne qu’il qualifie de virulente visant les relations algéro-tunisiennes.

Le parti tunisien a indiqué qu’un groupe de forces et d’individus avait lancé une campagne acharnée visant à saboter les relations entre l’Algérie et la Tunisie, à la suite de la déclaration du président Abdelmadjid Tebboune dans laquelle il avait réaffirmé le soutien de l’Algérie à la Tunisie.

Le Courant populaire a dénoncé la contradiction dans la position de ces forces, soulignant qu’elles invoquent la souveraineté nationale lorsqu’il s’agit d’une déclaration du président algérien, tout en appelant à une intervention occidentale et en applaudissant chaque déclaration hostile à la Tunisie émanant des capitales occidentales de l’hégémonie et du colonialisme.

Le parti a affirmé que la plupart des participants à cette campagne faisaient partie du système de gouvernance qui avait ouvert la voie à la remise en cause de la décision nationale par quiconque, à l’Est comme à l’Ouest.

Le Courant populaire tunisien a insisté sur la gravité de cette offensive contre les relations algéro-tunisiennes et sur ses répercussions pour la Tunisie et, plus largement, pour le Maghreb, placé, selon le communiqué, au cœur de la tempête dans le cadre d’un projet de redéfinition des cartes, après l’épuisement et la destruction du Machrek arabe.

Le parti a rappelé l’histoire profondément enracinée des relations algéro-tunisiennes ainsi que le destin commun imposé par les impératifs de la sécurité nationale commune des deux pays et de la région.

La même formation a souligné que les tentatives de tutelle, d’ingérence et d’influence dans les affaires intérieures ont toujours eu pour principale origine les capitales occidentales, qui ne cachent pas leur volonté de considérer la Tunisie comme faisant partie de leur zone d’influence et cherchent constamment à contrôler la décision nationale, à renforcer leur emprise et à exploiter économiquement le pays, que ce soit à travers des accords déséquilibrés, des avantages économiques et commerciaux accordés à leurs entreprises, ou encore par l’imposition d’une normalisation avec l’ennemi sioniste.

Le Courant populaire estime, pour sa part, que l’expérience du peuple tunisien, ainsi que celles des peuples arabes et de tous les peuples qui luttent pour la souveraineté, le développement indépendant et une démocratie saine, montrent que l’enfermement politique, l’unilatéralisme, la faiblesse des institutions et leur marginalisation, conjugués à l’échec du projet de développement, figurent parmi les principales causes de la fragilité de l’environnement intérieur, de son incapacité et de son effondrement face aux pressions extérieures.

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