Steinmeier salue le geste humanitaire de Tebboune envers Boualem Sansal
Le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, a adressé un message de remerciements et de gratitude au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour son initiative humanitaire consistant à accorder la grâce au écrivain algéro-français Boualem Sansal.
Le président allemand a déclaré : « Je me réjouis de la réponse du président algérien à ma demande de grâce en faveur de l’écrivain Boualem Sansal, qui compte des lecteurs et des amis en Allemagne. C’était pour moi une préoccupation importante, et il est positif qu’il soit désormais libre. »
Frank-Walter Steinmeier a ajouté que ce geste humanitaire « témoigne de la qualité des relations et de la confiance mutuelle entre l’Allemagne et l’Algérie ».
Il y a trois jours, le président allemand avait invité son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, à gracier et à libérer Boualem Sansal, alors emprisonné en Algérie.
Il avait proposé de transférer l’écrivain algéro-français en Allemagne pour recevoir des soins médicaux, compte tenu de son état de santé.
Le président Tebboune a ensuite décidé de libérer Boualem Sansal, qui était détenu depuis novembre 2024.
Selon un communiqué de la présidence algérienne, cette décision a été prise en application de l’article 91, paragraphe 8, de la Constitution algérienne, après avis juridique, en réponse à la demande formulée par le président allemand.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a salué les efforts conjoints ayant conduit à la libération de l’écrivain algéro-français Boualem Sansal, affirmant que ce succès était le fruit « des efforts constants de la France et d’une approche fondée sur le respect, le calme et la fermeté ».
Le président français a également exprimé sa gratitude au président algérien Abdelmadjid Tebboune, qualifiant la décision de grâce de « geste humanitaire » et confirmant sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’Algérie sur toutes les questions d’intérêt commun.
Rappelons que Boualem Sansal, âgé de 80 ans, avait été arrêté en novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger, avant d’être condamné en mars 2025 à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité du territoire national », à la suite de déclarations dans lesquelles il affirmait que « certaines villes de l’Ouest algérien faisaient historiquement partie du Maroc ».