Restauration universitaire : la numérisation permet une économie de 100 milliards de centimes

Restauration universitaire : la numérisation permet une économie de 100 milliards de centimes

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a révélé que son secteur a réalisé une économie financière estimée à environ 1 milliard de dinars algériens, soit près de 100 milliards de centimes, en l’espace de moins de 30 jours, grâce à l’adoption d’un nouveau système numérique de réservation des repas universitaires.

Le ministre a expliqué, en réponse à une question orale posée par le député Mohamed Mir à l’Assemblée populaire nationale, que cette économie enregistrée entre le 4 avril et le 4 mai 2026 est le résultat direct de la généralisation de la plateforme de réservation préalable des repas. Celle-ci a permis de mieux identifier le nombre réel de bénéficiaires des services de restauration universitaire et de réduire les cas de gaspillage et de pertes de ressources.

Baddari a souligné que cette mesure s’inscrit dans la politique de l’État visant à renforcer la bonne gouvernance dans la gestion du secteur, en mettant l’accent sur la numérisation comme outil essentiel pour rationaliser les dépenses et améliorer la qualité des services offerts aux étudiants.

Numérisation de la restauration universitaire

Le lancement de ce système remonte à une décision de l’Office national des œuvres universitaires, qui a mis en place une plateforme numérique permettant aux étudiants de réserver leurs repas à l’avance via l’application WebEtud, dans le cadre d’une réforme globale des services de restauration universitaire.

Ce système est entré en phase expérimentale au début du mois de mars 2026, avant d’être progressivement généralisé, avec une période transitoire qui a pris fin le 4 avril, date à partir de laquelle la réservation préalable est devenue obligatoire, sans possibilité de bénéficier des repas sans inscription sur la plateforme.

Les étudiants doivent effectuer la réservation au moins six heures avant le repas, ce qui a permis aux gestionnaires de mieux contrôler les quantités destinées à la restauration et de réduire les surplus non utilisés.

Le ministère de l’Enseignement supérieur a affirmé que cette transformation numérique ne vise pas seulement à réduire les dépenses, mais aussi à améliorer la qualité des services universitaires, en mettant en place un système plus transparent et plus efficace de gestion et de distribution des ressources.

Il a également insisté sur le fait que la généralisation de la numérisation dans le secteur constitue un choix stratégique pour renforcer la performance administrative et financière, et accompagne la volonté de l’État de moderniser le service public universitaire.

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