Relations franco-algériennes : Philippe propose un nouveau cap lié à l’immigration
Édouard Philippe, maire du Havre réélu et candidat du parti « Horizons » à l’élection présidentielle française, a appelé à normaliser les relations avec l’Algérie et à les ramener à leur cadre habituel. Il estime que cela est nécessaire pour faciliter l’application des lois françaises sur l’immigration, notamment le regroupement familial des Algériens, qui peuvent actuellement faire venir leur conjoint et leurs enfants après 12 mois de séjour légal, contre 18 mois pour les autres nationalités.
Dans une déclaration au journal Le Figaro, il a affirmé : « La relation avec l’Algérie est tendue. Rien ne justifie le maintien d’un régime juridique suggérant une relation particulière. La normalisation est la règle. »
Il a précisé que le regroupement familial doit être encadré par des règles claires garantissant les droits individuels sans nuire aux capacités économiques et sociales du pays, évoquant la possibilité d’adapter l’interprétation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de la Constitution.
L’ancien Premier ministre a également proposé une immigration de travail « choisie et maîtrisée », citant l’exemple de l’Italie qui a délivré 500 000 visas de travail.
Il a souligné la nécessité d’appliquer fermement les lois migratoires, notamment les obligations de quitter le territoire français.
Le dossier migratoire est devenu un levier diplomatique, la France accusant l’Algérie de freiner les expulsions en refusant des laissez-passer consulaires.
Ces déclarations interviennent quelques jours après que le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé des « résultats préliminaires » dans le dialogue bilatéral sur la migration et la sécurité, marquant une relance de la coopération entre les deux pays.