Refusant d'être Don Quichotte… Sansal se retourne contre la France

Refusant d’être Don Quichotte… Sansal se retourne contre la France

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, qui avait déclaré auparavant ne plus posséder la nationalité algérienne, continue de susciter la controverse à travers ses déclarations médiatiques contradictoires.

Après avoir renié son appartenance à son pays d’origine, l’Algérie, et avoir choisi la France comme cadre de son identité et de son parcours, il revient aujourd’hui alimenter une nouvelle vague de débats avec une prise de position dans laquelle il annonce, d’une certaine manière, une rupture avec la France, malgré le soutien important qu’il a reçu de la classe politique française — gouvernement, dirigeants et médias — lors de son emprisonnement en Algérie.

Boualem Sansal a déclaré hier vendredi dans une intervention médiatique : « La France est finie pour moi. Je vais y passer quelques mois puis la quitter pour finir mes jours ailleurs, tranquillement. Peut-être que j’irai vivre en Belgique s’ils m’acceptent, ou dans n’importe quel autre pays. »

Il a ajouté : « Ce n’est pas possible, je ne vais pas maintenant me battre comme Don Quichotte contre des moulins à vent. »

Sansal a comparé son séjour en France au personnage de Don Quichotte de la Manche, célèbre figure fictive.

Don Quichotte est un noble espagnol pauvre qui, à force de lire des romans de chevalerie, a fini par confondre la fiction et la réalité. Il décide alors de devenir chevalier errant pour combattre l’injustice, mais il se heurte à des réalités absurdes, comme des moulins à vent qu’il prend pour des monstres et des ennemis, se retrouvant ainsi engagé dans des combats imaginaires.

L’écrivain espagnol Miguel de Cervantès a cherché à représenter Don Quichotte comme un homme naïf ayant confondu le réel et l’imaginaire, se percevant comme un héros venu rétablir la justice, alors qu’il s’agit en réalité d’un vieil homme fragile qui a vendu des terres pour acheter des livres de chevalerie, au point de se croire chevalier.

L’expression utilisée par Sansal est généralement employée pour évoquer la lutte contre des illusions plutôt que contre de véritables problèmes, et le fait de s’engager dans des combats perdus d’avance et irrationnels.

Il convient de rappeler que ces déclarations interviennent quelques jours seulement après que l’intéressé a reconnu être le fils d’un « harki » et avoir grandi dans une famille adhérant à l’idée d’une « Algérie française ».

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