Recrutement en Algérie : un test antidrogue positif ne conduit pas automatiquement à l’exclusion
Les autorités algériennes ont récemment introduit de nouvelles dispositions réglementaires encadrant le recrutement dans les secteurs public et privé, dans un contexte de renforcement de la prévention contre la consommation de drogues et de substances psychotropes en milieu professionnel.
Un décret exécutif, publié au Journal officiel (numéro 08), rend désormais obligatoire l’intégration d’analyses médicales attestant de l’absence de consommation de stupéfiants ou de substances psychotropes dans les dossiers de candidature. Cette exigence constitue une condition préalable à l’examen des demandes d’emploi.
Conformément à l’article 4 du décret, cette mesure concerne l’ensemble des candidats à un poste ou à une fonction au sein des administrations, des établissements et organismes publics, des institutions d’utilité publique, des structures ouvertes au public, ainsi que des entreprises relevant du secteur privé.
Toutefois, le texte insiste sur un point central : les résultats des tests médicaux ne peuvent en aucun cas être considérés comme un motif automatique de rejet d’une candidature ou d’exclusion des concours et examens professionnels, aussi bien dans le secteur public que privé.
Le décret précise que les personnes dont les analyses révèlent une consommation de drogues ou de substances psychotropes demeurent éligibles au recrutement, à condition de se soumettre aux mesures de prise en charge thérapeutique et de réhabilitation prévues par la loi n° 04-18 relative à la prévention et à la lutte contre les drogues.
Enfin, l’ensemble des institutions et organismes concernés sont tenus d’adapter leurs règlements intérieurs à ces nouvelles dispositions dans un délai maximal de six mois à compter de la publication du décret, afin d’assurer une application uniforme et équilibrée de la réglementation sur l’ensemble du territoire national.