Quelle est la réalité des divergences entre l'Algérie et la Russie autour du dossier du Sahel ? Moscou s'explique

Quelle est la réalité des divergences entre l’Algérie et la Russie autour du dossier du Sahel ? Moscou s’explique

L’Algérie réaffirme son rejet de toute ingérence étrangère dans la région du Sahel africain, estimant que la solution doit être africaine et émaner du continent lui-même, sous un leadership africain. Dans le même temps, la Russie s’est imposée comme l’une des puissances étrangères ayant accru son influence dans la région, ce qui a soulevé des interrogations sur la nature des relations entre Alger et Moscou concernant le dossier du Sahel.

À ce propos, le coordinateur du groupe des députés chargés de la coopération avec les parlements d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la Douma russe, Dmitri Sabline, a nié l’existence de divergences sérieuses dans les relations d’amitié liant l’Algérie et la Russie, affirmant que cette relation est réelle et stratégique.

Dans un entretien accordé au quotidien El Khabar à l’issue de la première visite en Algérie d’un groupe parlementaire russe d’amitié, Dmitri Sabline a souligné que les divergences évoquées récemment au sujet de certaines crises régionales, telles que la situation au Sahel et en Libye, ne reflètent aucunement une tension réelle entre les deux pays.

Il a précisé que ces problèmes sont liés à l’héritage colonial, que l’Algérie combat de manière constante et organisée, et qui demeure jusqu’à aujourd’hui un facteur entravant les relations entre les pays africains.

Le responsable russe a affirmé que Moscou œuvre toujours à mettre à disposition l’ensemble de ses capacités au profit des pays amis, afin de soutenir le dialogue et le règlement des conflits par la négociation.

Moscou cherche à renforcer son influence en Afrique de manière générale, et dans la région du Sahel en particulier, notamment dans un contexte de recul de l’influence française et américaine dans la région.

La Russie figure parmi les principaux soutiens de l’alliance militaire formée aux frontières sud de l’Algérie, affirmant sa disposition à appuyer ses efforts à travers la fourniture de conseils militaires et l’envoi de formateurs russes.

De son côté, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé à plusieurs reprises la nécessité de respecter le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États.

Le président Tebboune a également réitéré la position constante de l’Algérie concernant la crise libyenne, affirmant que l’Algérie n’a aucune ambition ni visée en Libye et qu’elle demeure attachée à son unité nationale et à sa pleine souveraineté.

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