Qu’a apporté la nouvelle loi sur l’investissement ? Voici les chiffres et les résultats
Dans une réponse officielle à une question écrite du député à l’Assemblée populaire nationale, Rabah Djeddou, concernant le bilan de la nouvelle loi sur l’investissement et ses effets économiques, le gouvernement, à travers une correspondance du directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, a dévoilé des chiffres et des données confirmant le début d’une véritable transformation du climat des affaires en Algérie depuis l’entrée en vigueur de la loi n°22-18 en novembre 2022.
Climat de l’investissement
La correspondance, consultée par la plateforme "Awras", souligne que l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de l’attractivité de l’investissement constituent l’une des priorités de l’État, en tant que levier fondamental pour réaliser un développement durable.
Dans ce cadre, la nouvelle loi sur l’investissement représente une étape cruciale vers l’établissement d’un environnement d’investissement plus transparent et plus stable.
La lettre mentionne les principales avancées positives introduites par cette loi, à savoir :
• La simplification des procédures et la réduction de la bureaucratie
• Le renforcement de la protection juridique des investisseurs
• L’orientation des investissements vers les secteurs prioritaires
• Le soutien à la création d’emplois, notamment pour les jeunes
• L’encouragement de l’investissement dans les régions de l’intérieur et du Sud
• L’accélération de la numérisation et la promotion de la transparence.
Chiffres records
Selon la correspondance, entre novembre 2022 et juin 2025, 15 644 projets d’investissement ont été enregistrés pour une valeur totale de 7 112,7 milliards de dinars, avec un potentiel de création de 379 223 emplois directs.
Parmi ces projets :
• 18 projets structurants
• 112 grands projets
• 270 projets en partenariat avec des investisseurs étrangers
La répartition sectorielle révèle une réelle diversification de l’activité d’investissement, avec en tête **l’industrie manufacturière (35 %) du total des projets, suivie par le secteur des transports (24,2 %, puis le **bâtiment et les travaux publics (22,8 %), et enfin l’agriculture (6,7 %).
Le secteur des services a également bénéficié d’investissements, notamment dans les domaines technologiques et logistiques, selon la même source.
Une vision de développement équitable
Bien que les projets soient majoritairement concentrés dans les wilayas du nord (52 %), la loi a favorisé une orientation vers les Hauts Plateaux (27,6 %) et le Sud (20,4 %), avec l’enregistrement, pour la première fois, de projets dans des wilayas telles qu’Illizi, In Salah, In Guezzam et Bordj Badji Mokhtar.
D’après les données de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement :
• 2 905 projets sont en cours de réalisation
• 613 projets sont entrés en phase d’exploitation
• 1 751 projets n’ont pas encore démarré
• 692 projets ont été annulés pour des raisons administratives ou sur décision des investisseurs
Par ailleurs, les obstacles à 4 050 projets ont été levés, 57 dossiers ont été transférés à la commission nationale, tandis que **les commissions wilayales ont examiné plus de 3 000 dossiers d’investissement.
Le gouvernement a affirmé que le cadre juridique et institutionnel actuel, appuyé par la numérisation, est capable d’instaurer un climat des affaires compétitif et transparent. Cette évaluation repose sur :
• La nouvelle loi sur l’investissement (22-18)
• La loi sur le foncier économique (23-17)
• La levée de la règle 51/49 dans plusieurs secteurs
• La numérisation de l’enregistrement et du foncier
• La centralisation du suivi via l’Agence algérienne de promotion de l’investissement
Incitations supplémentaires
Enfin, la réponse écrite a mis en lumière la mise en place par l’État d’incitations fiscales ciblées au profit des secteurs et régions prioritaires. Toutefois, le gouvernement estime que la réalisation d’un véritable saut qualitatif nécessite la poursuite des réformes, la coordination de la mise en œuvre, le développement des infrastructures et des compétences, ainsi que la facilitation du financement, tout en impliquant les partenaires économiques dans le dialogue et l’accompagnement.