Projets automobiles : le ministre détaille les obstacles liés au terrain industriel
Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a affirmé que le retard enregistré dans le lancement de certains projets de fabrication automobile en Algérie est principalement lié à la problématique du foncier industriel pour les entreprises ayant obtenu des autorisations préalables.
Lors de sa réponse aux questions orales des députés à l’Assemblée populaire nationale, le ministre a précisé que l’octroi d’une autorisation préalable ne permet pas de démarrer immédiatement la production. Celle-ci reste conditionnée par l’accomplissement de plusieurs procédures, notamment l’obtention d’un terrain industriel et la concrétisation du projet sur le terrain, avant l’obtention de l’agrément définitif.
Il a indiqué que la commission technique a délivré, à ce jour, deux autorisations préalables et accordé un seul agrément définitif dans le domaine de la fabrication automobile.
Dans ce cadre, le groupe italien Stellantis (Fiat) est déjà entré en phase de production.
La société chinoise Chery, qui a obtenu son autorisation préalable le 3 octobre 2024, attend l’attribution d’un terrain industriel pour concrétiser son projet, préalable à l’agrément définitif autorisant le démarrage de la production.
La même situation concerne Hyundai Motor (Corée du Sud), titulaire d’une autorisation préalable depuis le 21 avril 2025, et toujours en attente de foncier industriel.
Concernant deux autres projets, l’un est en phase de levée de réserves tandis que le second est encore à l’étude. Ils seront annoncés officiellement après satisfaction des conditions requises.
Par ailleurs, le ministre a souligné que son département œuvre à faire des unités industrielles récupérées un levier pour le développement d’un véritable tissu de sous-traitance locale, en associant les PME et en augmentant les taux d’intégration nationale.