Procès des accusés dans l'affaire du bus d'El Harrach

Procès des accusés dans l’affaire du bus d’El Harrach

Le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a ouvert, ce dimanche, le procès des accusés impliqués dans l’accident de la chute d’un bus dans l’oued El Harrach, qui a fait 18 morts et 23 blessés, un drame qui a profondément choqué l’opinion publique nationale.

À ce sujet, le procureur de la République près le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a requis une peine de 4 ans de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 dinars algériens contre l’ensemble des accusés, ainsi que la suspension du permis de conduire pour une durée de deux ans à l’encontre du chauffeur « D. Hamza ».

Le dossier de l’affaire implique quatre accusés : le chauffeur du bus D. Hamza, le receveur H. Noureddine, le propriétaire du véhicule H. Rafik — qui avait autorisé l’utilisation du bus durant les jours de week-end (vendredi et samedi) — ainsi que le contrôleur technique B. Djalal, responsable de l’octroi de la carte technique du bus malgré sa non-conformité aux normes du transport collectif de voyageurs.

Le représentant du ministère public a souligné que les accusés sont responsables du décès de 18 personnes et des blessures de 23 autres, insistant sur la gravité des infractions liées à la sécurité routière et au non-respect des lois régissant le transport collectif.

Contexte de l’accident et enquête

L’accident s’est produit au niveau du pont Lafargey, dans la commune de Mohammedia, Algiers, à l’est de la capitale, alors que le bus assurait la liaison entre Reghaïa et Tafourah. Le véhicule a soudainement dévié de sa trajectoire avant de chuter dans le lit de l’Oued El Harrach.

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire le 16 août 2025, après l’intervention des équipes de la Protection civile algérienne, appuyées par des plongeurs spécialisés qui ont réussi à repêcher les victimes et à évacuer les blessés vers le centre hospitalo-universitaire CHU Salim Zemirli.

Les investigations indiquent que l’accident est dû à un mélange de négligence technique et de pratiques illégales dans le transport collectif, ce qui a conduit à cette catastrophe ayant causé un lourd bilan humain.

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