Prime de voyage : voici les nouvelles conditions d’éligibilité et les documents requis
La note n° 05-2025 émise par la Banque d’Algérie en date du 17 juillet 2025 fixe une série de conditions précises pour bénéficier de la prime de change dédiée aux voyages à l’étranger. Cette mesure entrera en vigueur à partir du dimanche 20 juillet 2025, en application de la décision du Président de la République portant relèvement du plafond de la prime à 750 euros pour les adultes et 300 euros pour les mineurs.
Selon cette note, la durée du séjour à l’étranger doit être d’au moins 7 jours effectifs. Le voyageur doit s’acquitter du montant de la prime de change en dinar algérien, auprès des succursales de la Banque d’Algérie ou des agences bancaires commerciales, au plus tard trois (3) jours ouvrables avant la date du voyage. Un reçu de paiement est délivré au bénéficiaire, à joindre ensuite au dossier de demande.
Pièces requises pour obtenir la prime :
Un billet aller-retour (ou un reçu de la taxe de voyage terrestre), accompagné du justificatif de paiement de la taxe sur le carburant ;
Un passeport en cours de validité ;
Une copie de la première page du passeport ;
Une copie du visa, le cas échéant (si exigé par le pays de destination).
La note permet également à tout citoyen résident d’effectuer ces démarches au nom de son conjoint ou d’un ayant droit (comme un enfant), à condition de fournir un livret de famille ou un document équivalent justifiant le lien de parenté.
Restrictions et conditions supplémentaires :
La prime de change ne peut être accordée si le demandeur en a déjà bénéficié au cours des 12 derniers mois.
En cas d’annulation du voyage ou de retour avant l’échéance des 7 jours requis, le bénéficiaire est tenu de rembourser la prime à la Banque d’Algérie dans un délai de cinq (5) jours ouvrables.
Sanctions en cas de fraude :
La note met en garde contre tout acte frauduleux, toute cession de la prime à un tiers ou utilisation à d’autres fins que le voyage, précisant que cela expose le contrevenant à des poursuites judiciaires et des sanctions pénales prévues par la législation en vigueur sur le change.
Tout contrevenant est également privé de son droit à la prime de voyage pendant une durée de cinq (5) ans.