Phosphate : l’Algérie vise les premières exportations dès 2027
Les ministres de l’Énergie, des Travaux publics et des Mines ont affirmé, lors d’une réunion de coordination consacrée au suivi du projet intégré de phosphate, que le rythme actuel des travaux permettra de lancer la production, la commercialisation et l’exportation des premières cargaisons de phosphate et de ses dérivés dès le premier trimestre 2027.
La réunion a permis de faire le point sur l’état d’avancement des différentes composantes de ce projet stratégique, qui repose sur la mine de Bled El Hadba dans la wilaya de Tébessa, le complexe de transformation chimique d’Oued El Kebrit dans la wilaya de Souk Ahras, ainsi que sur les infrastructures d’accompagnement, notamment la ligne ferroviaire minière de l’Est et le projet de quai minéralier au port d’Annaba.
Dans ce cadre, les participants ont suivi l’évolution des travaux d’exploitation de la mine de Bled El Hadba, dont les réserves exploitables sont estimées à environ 841 millions de tonnes de phosphate. Cette mine s’inscrit dans un bassin phosphatier oriental dont les ressources géologiques dépassent les 3 milliards de tonnes.
Les responsables ont également évalué l’avancement des unités d’enrichissement du phosphate, qui permettront de traiter annuellement 10 millions de tonnes de phosphate brut et de produire près de 6 millions de tonnes de phosphate enrichi destinées à la commercialisation et à la transformation industrielle.
Au niveau du complexe d’Oued El Kebrit, les discussions ont porté sur les préparatifs liés à la réalisation des unités industrielles dédiées à la production d’engrais phosphatés et azotés ainsi que de produits chimiques intermédiaires, avec une capacité de production pouvant atteindre 4 millions de tonnes d’engrais par an.
La réunion a également examiné l’état d’avancement de la ligne ferroviaire minière de l’Est reliant Annaba, Souk Ahras, Tébessa et Bled El Hadba sur une distance de 422 kilomètres, ainsi que le projet d’extension du terminal phosphatier du port d’Annaba destiné à l’exportation du phosphate et de ses dérivés.
Les ministres ont insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination entre les différents secteurs concernés, d’accélérer le rythme des travaux et de lever les contraintes techniques et administratives afin de respecter les délais fixés. L’objectif est de faire de ce projet un levier économique stratégique contribuant à la diversification des exportations hors hydrocarbures et au renforcement de la position de l’Algérie sur le marché mondial des engrais.