ONU : des dizaines de délégations quittent la salle lors du discours de Netanyahu

ONU : des dizaines de délégations quittent la salle lors du discours de Netanyahu

Des dizaines de délégations ont quitté la salle de l’Assemblée générale des Nations unies peu avant et pendant le début du discours du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, dans un contexte marqué par une intensification des critiques internationales contre Israël en raison de la guerre à Gaza et de la colonisation en Cisjordanie.

Parmi les délégations ayant quitté la salle figuraient celles de l’Algérie, de la Palestine, de l’Égypte, de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Jordanie, de l’Iran, de l’Irak et de la Tunisie, ainsi que d’autres pays arabes et occidentaux.

Réagissant au départ des représentants, Netanyahu a déclaré que ceux qu’il a qualifiés de « lâches moralement » et qui n’avaient pas quitté la salle pouvaient eux aussi partir. Il a ensuite vivement critiqué plusieurs pays et personnalités opposés aux politiques de son gouvernement.

Netanyahu s’en est notamment pris à la France et au Royaume-Uni, critiquant leurs positions à l’égard d’Israël. Il a également qualifié le président turc Recep Tayyip Erdoğan de « tyran », accusant la Turquie de diffuser ce qu’il a décrit comme des « mensonges antisémites » et d’accueillir des dirigeants du Hamas.

Le Premier ministre israélien a par ailleurs attaqué le maire de New York, Zohran Mamdani, en raison de ses positions sur la guerre à Gaza et sur Israël, l’accusant de propager ce qu’il a qualifié de « mensonges » concernant Israël.

Concernant l’Iran, Netanyahu a réitéré sa position selon laquelle la guerre menée par Israël et les États-Unis contre Téhéran avait empêché ce pays de développer des armes nucléaires. Il a également prédit la chute « à terme » de la République islamique.

Le Premier ministre israélien a défendu les politiques de son gouvernement à Gaza, niant toute commission d’un génocide et affirmant qu’Israël, selon sa version des faits, avait évité d’en commettre un. Israël et des responsables israéliens font toutefois l’objet d’accusations et de procédures judiciaires internationales liées à la guerre.

De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas avait appelé, dans une allocution vidéo devant l’Assemblée générale, à la mise en œuvre de la solution à deux États, tout en critiquant les politiques israéliennes envers les Palestiniens. Le président français Emmanuel Macron a, pour sa part, dénoncé la situation humanitaire à Gaza et les violations en Cisjordanie.

Le discours de Netanyahu intervient alors que les pressions internationales sur son gouvernement s’intensifient au sujet de la guerre à Gaza et de la colonisation en Cisjordanie.

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