Niger : un général exécuté par l'État islamique après son enlèvement

Niger : un général exécuté par l’État islamique après son enlèvement

Dans un incident inédit, le groupe terroriste de l’État islamique a exécuté le général nigérien Moussa Abba quelques jours après son enlèvement, survenu à la suite d’une embuscade armée visant l’État de Borno.

Des médias locaux avaient rapporté que le général avait été kidnappé en compagnie d’éléments de la Force civile mixte, mais le commandement de l’armée nigérienne avait alors nié toute opération d’enlèvement ou la mort de militaires dans ses rangs, selon Al Jazeera Net.

Cependant, le groupe armé a ensuite publié un communiqué revendiquant l’opération et diffusé des images qu’il affirme être la preuve de l’exécution du général nigérien.

Il s’agit du premier incident de ce genre où un officier de haut rang est tué après avoir été capturé par le groupe armé, ce qui a provoqué un choc profond dans les milieux militaires et politiques au Niger.

Dans une déclaration officielle, le porte-parole du président nigérien, Bayo Onanuga, a confirmé que le général Abba avait été tué durant sa détention par les insurgés.

Le président nigérien Bola Ahmed Tinubu a également présenté ses condoléances à l’institution militaire ainsi qu’aux familles des quatre soldats tombés dans l’embuscade où le général a été piégé.

Le président Tinubu a décrit cet événement comme douloureux et décevant, soulignant que les soldats avaient sacrifié leur vie pour défendre leur patrie.

L’activité des groupes terroristes au Niger s’est intensifiée depuis le coup d’État contre le président Mohamed Bazoum en juillet 2023 et la prise de pouvoir par le Conseil militaire.

Entre 2014 et 2023, environ trois mille personnes ont été tuées lors d’attaques armées, malgré la présence de forces françaises et américaines dans la région. Mais les pertes humaines ont fortement augmenté après l’expulsion de ces troupes en 2023, le nombre de morts ayant atteint 1 655 personnes, avec une hausse de 49 % des civils tués.

En juin dernier, 200 combattants de l’État islamique ont lancé une violente attaque dans l’État de Borno, se déplaçant à moto et visant une base de l’armée nigérienne près de la frontière malienne. L’assaut a fait 34 morts parmi les soldats.

Cette dernière attaque meurtrière s’ajoute à une série d’agressions successives dans l’ouest du pays, ayant coûté la vie à des dizaines de soldats et de civils, dans un contexte de recrudescence de la violence qui menace la stabilité de toute la région.

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