Naufrage de 17 migrants somaliens entre les côtes algériennes et espagnoles

Naufrage de 17 migrants somaliens entre les côtes algériennes et espagnoles

Dix-sept migrants somaliens ont trouvé la mort par noyade après le chavirement de l’embarcation sur laquelle ils se trouvaient en mer Méditerranée, dans la zone située entre les côtes algériennes et espagnoles.

L’ambassadeur de Somalie en Algérie, Yusuf Ahmed Hassan, a confirmé hier que les victimes — 12 hommes et 5 femmes — ont perdu la vie après le naufrage du bateau alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes européennes.

Il a précisé que l’accident s’est produit dans une zone maritime située à environ 100 kilomètres à l’ouest d’Alger.

L’ambassadeur a indiqué avoir reçu de nombreux appels de familles somaliennes à la recherche de leurs proches disparus, dans un contexte marqué par une grande incertitude autour des circonstances du voyage.

Il a également affirmé avoir pris contact avec le ministère algérien des Affaires étrangères, qui a confirmé le drame et le décès d’un groupe de migrants africains.

Les autorités compétentes devraient révéler davantage de détails dans les prochaines heures, notamment l’identité des victimes, une fois les procédures officielles achevées et la coordination assurée entre les différentes parties concernées, selon le site « Somalia Now ».

La route migratoire de la Méditerranée occidentale, reliant l’Afrique du Nord à l’Espagne, est considérée comme l’une des plus dangereuses, les migrants utilisant souvent des embarcations précaires, surchargées et dépourvues des conditions minimales de sécurité.

Des données de terrain indiquent une hausse du nombre de migrants empruntant cet itinéraire ces dernières années, notamment en provenance des pays d’Afrique subsaharienne.

En raison de sa position géographique stratégique, l’Algérie est devenue un point de départ majeur vers l’Europe, en particulier en direction des îles espagnoles comme les Baléares.

La longueur du littoral et sa proximité avec la rive nord de la Méditerranée ont contribué à l’intensification des activités des réseaux de passeurs, qui recourent à des embarcations non adaptées à la navigation, augmentant ainsi le risque de catastrophes maritimes, malgré les efforts sécuritaires déployés pour les contrer.

Par ailleurs, l’Union européenne cherche à renforcer sa coopération avec l’Algérie dans le domaine migratoire, notamment en soutenant les capacités de surveillance des frontières et la lutte contre les réseaux de trafic.

De son côté, les autorités algériennes ont intensifié leurs investissements dans le renforcement de la sécurité aux frontières, tout en menant des actions directes contre les réseaux de passeurs.

Renforcement du cadre juridique contre la traite des êtres humains

Dans ce contexte, un nouveau décret présidentiel, publié dans le Journal officiel n°29, vient renforcer le cadre juridique de lutte contre la traite des êtres humains et réorganiser la commission nationale compétente en élargissant ses prérogatives.

Le texte prévoit la création d’une base de données nationale, l’élaboration de rapports périodiques soumis au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que la mise en place d’un système d’alerte précoce reposant sur la surveillance numérique et le signalement immédiat des cas suspects.

Il inclut également le renforcement des mécanismes de coordination entre les services de sécurité et les autorités judiciaires, ainsi que le lancement de plateformes numériques et d’un numéro vert pour les signalements, tout en garantissant la protection des données personnelles des victimes.

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