Motsepe admet une faute majeure de la commission d'appel

Motsepe admet une faute majeure de la commission d’appel

Patrice Motsepe, président de la (CAF), a été contraint de reconnaître la gravité de l’erreur commise par la commission d’appel de l’instance africaine lorsqu’elle a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal perdante en finale de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Maroc.

Le responsable principal de la CAF s’est vu dans l’obligation d’admettre une erreur juridique majeure, en confirmant que le Tunisien Maâz Al-Nasri n’avait pas le droit de siéger au sein de la commission d’appel, étant donné qu’il occupe actuellement le poste de président de la Fédération tunisienne de football, ce qui constitue un conflit d’intérêts pour toute personne siégeant dans une commission d’appel.

Un journaliste nigérian a mis le président de la CAF dans l’embarras en posant une question à laquelle il n’avait pas préparé de réponse. Motsepe a répondu, surpris, au sujet du président tunisien ayant voté pour attribuer le titre de la CAN au Maroc : « Lorsque j’ai appris qu’un membre de la commission d’appel était le président d’une fédération affiliée à notre instance, je me suis dit : Qu’est-ce que c’est ? Comment est-il arrivé là ? »

Le président de la CAF a ensuite insisté sur la nécessité de tirer des leçons de ce genre de situations, déclarant : « Une partie de cet apprentissage repose sur un sentiment fondamental d’humilité. Al-Nasri n’aurait pas dû être là. Nous devons être plus rigoureux. »

Les propos de Motsepe reflètent le désarroi dans lequel se trouve la CAF, situation qui s’est aggravée depuis la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Cette crise s’est confirmée lorsque la commission d’appel a accordé raison au Maroc dans son litige avec le Sénégal, poussant les Sénégalais à saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Les responsables sénégalais affirment que cette reconnaissance renforcera le dossier des « Lions de la Teranga » devant le TAS dans les jours à venir, car elle constitue la preuve que la décision de la commission d’appel n’était pas neutre, mais soigneusement orchestrée pour prendre cette décision surprise, que les Sénégalais considèrent comme une violation manifeste des règles.

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