Menace d’El Niño : l’OMM appelle les États à une action immédiate
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde contre le retour d’El Niño et appelle à une action urgente
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié une mise à jour et un avertissement cruciaux, appelant les pays du monde entier à se préparer au retour du phénomène El Niño, tout en soulignant la nécessité d’une action rapide pour limiter les risques environnementaux et économiques qui y sont liés.
L’organisation a affirmé que la probabilité d’apparition d’El Niño en juin et juillet s’élève à 80 %, et que ce pourcentage dépasse les 90 % quant à la possibilité de sa persistance et de sa forte activité jusqu’à la fin de l’année et au début de l’année prochaine, avec des prévisions indiquant que le phénomène sera d’une intensité modérée à forte.
Dans ce contexte, la secrétaire générale de l’organisation, Celeste Saulo, a averti que le retour d’El Niño pourrait revenir à « jeter de l’huile sur le feu » dans un monde qui souffre déjà du réchauffement climatique. Elle a souligné que la concomitance de ce phénomène avec des niveaux records de gaz à effet de serre est de nature à accentuer les conditions météorologiques extrêmes et à propulser les températures mondiales à des niveaux sans précédent.
Par ailleurs, les prévisions saisonnières de l’organisation ont indiqué que des températures supérieures aux normales saisonnières sont attendues sur la majeure partie des terres émergées au cours des prochains mois, en raison de l’interaction entre le réchauffement des eaux océaniques et le changement climatique.
Sur le plan géographique, l’OMM a alerté sur de graves perturbations climatiques dans la répartition des précipitations. Une pénurie de pluies est ainsi attendue dans les régions d’Asie du Sud, en plus d’un climat plus sec et plus chaud en Amérique centrale ainsi que dans certaines parties de l’Australie et de l’Indonésie, ce qui menace le secteur agricole et la sécurité alimentaire dans ces zones.
À l’inverse, les prévisions font état d’une possible augmentation de l’intensité des phénomènes extrêmes, tels que des inondations et des torrents dévastateurs dans d’autres régions, notamment sur les côtes de l’Amérique du Sud et en Afrique de l’Est.
L’organisation a conclu son avertissement en insistant sur le fait que « le moment est venu de prendre des décisions éclairées, de planifier et de se préparer », appelant les gouvernements à renforcer les systèmes d’alerte précoce et à concentrer les efforts sur les secteurs sensibles tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire et la gestion de l’eau, ces derniers constituant la première ligne de défense pour protéger les vies et atténuer les répercussions économiques à venir.