Macron accueille Boualem Sansal au palais de l’Élysée
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est retourné en France mardi, après avoir passé un an en prison en Algérie, où il a bénéficié d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Dès son arrivée, il a été reçu par le président français Emmanuel Macron au palais de l’Élysée, en hommage à ce que le communiqué présidentiel a qualifié de “grand écrivain, homme de dignité, de force morale et de courage exemplaire”.
La présidence française a précisé que la libération de Sansal était le résultat « d’une approche fondée sur le respect, le calme et la persévérance », qualifiant l’évènement de « moment empreint d’émotion et de joie ».
Le président Macron a également salué la décision du président Abdelmadjid Tebboune d’accorder une grâce présidentielle à Sansal, tout en rendant hommage aux efforts déployés par le président allemand, et en remerciant toutes les parties ayant contribué à sa libération.
Âgé de 81 ans, Boualem Sansal a été transféré en Allemagne pour recevoir des soins médicaux après sa grâce. Il a séjourné temporairement à la résidence de l’ambassadeur de France à Berlin avant de regagner la France.
L’écrivain avait été emprisonné en Algérie pendant un an, après avoir été condamné à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale », à la suite de déclarations faites en 2024 sur les frontières de l’Algérie à l’époque coloniale française.
Le Comité international de soutien à Sansal a exprimé dans un communiqué son « salut fraternel à Sansal et à sa famille, qui ont traversé cette longue et éprouvante épreuve avec patience et dignité », soulignant qu’« il lui reviendra de choisir le moment et la manière d’exprimer ses positions à l’avenir ».
Le communiqué de l’Élysée ajoute : « Nous pensons également à notre compatriote Christophe Gleize, dont nous espérons vivement la libération. Nous travaillons en ce sens. »
Le journaliste français spécialisé dans le football a été condamné à sept ans de prison en Algérie, et son appel doit être examiné début décembre 2025, pour des accusations liées à la “glorification du terrorisme”.