Les retraités algériens plaident pour une meilleure prise en charge de leurs préoccupations
L’Organisation nationale des retraités affiliés à la CNR a adressé une préoccupation nationale au Président de la République, exprimant son aspiration à renforcer l’attention institutionnelle accordée à la catégorie des retraités.
Dans sa lettre, elle souligne que le retraité algérien n’est pas un simple bénéficiaire de pension, mais une composante essentielle du processus de construction de l’État algérien. Il a contribué, durant des décennies de travail dans différents secteurs, à consolider les institutions de la République et à servir la patrie avec dévouement et loyauté.
L’organisation indique que les transformations démographiques, sociales et économiques que connaît le pays ont engendré des défis croissants pour les retraités, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat, la prise en charge sanitaire, les services administratifs, ainsi que les difficultés d’intégration numérique et les conditions de vie dignes. Cela nécessite, selon elle, une approche plus globale et une meilleure coordination entre les différents secteurs.
La lettre met également en avant ce qu’elle qualifie de « dispersion des références administratives » liées aux dossiers des retraités, ce qui fait que cette catégorie, malgré son importance et son rôle, ne dispose pas d’un cadre institutionnel unifié capable de prendre en charge directement ses préoccupations et d’assurer un traitement efficace de ses problèmes.
Dans ce contexte, l’organisation propose la création d’un secrétariat d’État chargé des retraités, qui constituerait un cadre gouvernemental de coordination des politiques publiques destinées à cette catégorie, et permettrait de regrouper les efforts dispersés entre les différents secteurs concernés, afin de garantir une vision nationale intégrée tenant compte des spécificités des retraités algériens.
Selon cette proposition, cette structure aurait plusieurs missions, notamment l’élaboration et le suivi de la politique nationale des retraités et des personnes âgées, la coordination entre les secteurs de la santé, de la solidarité, du numérique et des collectivités locales, ainsi que le suivi des programmes sociaux et sanitaires, l’adaptation des services publics aux besoins des seniors, le renforcement de leur inclusion sociale, économique et numérique, et la protection des catégories vulnérables tout en améliorant leurs conditions de vie.
L’organisation insiste sur le fait que cette proposition ne vise pas à créer un nouvel appareil administratif, mais plutôt à améliorer l’efficacité de la gouvernance sociale et à consacrer le principe d’équité et de reconnaissance envers ceux qui ont consacré de longues années au service du pays, tout en préservant les rôles financiers et techniques de la Caisse nationale des retraites dans un cadre stable.
Elle conclut sa lettre en affirmant que l’hommage aux retraités « n’est pas une revendication catégorielle étroite », mais une expression de la fidélité de l’État à sa mémoire vivante et une concrétisation du principe de justice sociale, appelant le Président de la République à examiner cette proposition avec attention, en raison de l’impact positif qu’elle pourrait avoir sur le renforcement de la cohésion sociale et la promotion de l’action institutionnelle.