Les moutons importés pour l’Aïd en Algérie : un nouveau dispositif pour prévenir les fraudes
L’Organisation algérienne de protection du consommateur a révélé, sur la base de données fournies par des spécialistes, l’adoption d’un nouveau dispositif numérique pour le suivi des moutons importés destinés à l’Aïd el-Adha. Ce système repose sur l’installation d’une boucle d’identification à l’oreille, équipée d’un code de réponse rapide (QR).
Selon la même source, cette opération est réalisée durant la période de quarantaine sanitaire, où chaque sacrifice est enregistré dans un système informatique permettant de le suivre avec précision, depuis la phase d’importation jusqu’à sa distribution vers les points de vente.
D’après ces données, l’intégration de ces animaux dans la plateforme numérique de distribution rend difficile toute manipulation ou substitution, que ce soit pour des raisons de favoritisme ou de relations personnelles, ce qui renforce le principe d’égalité des chances entre les citoyens.
Cette démarche s’inscrit dans les efforts des autorités visant à garantir la transparence du processus de distribution des sacrifices et à limiter les dépassements susceptibles d’entacher ce type d’opérations, notamment face à la forte demande durant la période de l’Aïd el-Adha.
Des spécialistes estiment que l’adoption d’un système de traçabilité numérique constitue une avancée importante dans l’organisation du marché, en renforçant le contrôle du parcours des animaux et en garantissant leur attribution aux bénéficiaires selon des critères clairs et équitables.
Plateforme “Adhahi”
Le lancement par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche de la plateforme “Adhahi” a suscité un large engouement sur les réseaux sociaux, après l’annonce du début des opérations de réservation et de vente des moutons importés en prévision de l’Aïd el-Adha, via la plateforme officielle adhahi.dz.
Le ministère a fixé les prix des sacrifices selon le mode de paiement : 50 000 dinars en espèces, 49 000 dinars via les terminaux de paiement électronique, et 48 000 dinars en cas de paiement en ligne, dans une démarche visant à encourager les transactions numériques.
Cette opération s’inscrit dans la volonté des autorités d’assurer la transparence et une meilleure organisation du marché des sacrifices, tout en les rendant accessibles aux citoyens dans des conditions appropriées, loin du désordre et de la spéculation qui ont marqué les saisons précédentes.