Les États-Unis durcissent les conditions d’octroi du visa B1/B2 pour les Algériens
L’ambassade des États-Unis en Algérie a annoncé, ce mercredi, une mise à jour importante concernant les demandeurs algériens de visas B1/B2 destinés aux affaires et au tourisme.
L’ambassade a précisé qu’à compter du 21 janvier 2026, certains demandeurs pourraient être tenus de verser une caution remboursable pouvant atteindre 15 000 dollars avant la délivrance du visa.
Toutefois, elle a insisté sur le fait que la caution ne doit en aucun cas être payée avant l’entretien consulaire, soulignant que tout paiement anticipé ne garantit pas l’obtention du visa.
Selon le communiqué, l’agent consulaire fournira aux demandeurs, après l’entretien, un lien direct vers le site pay.gov, accompagné d’instructions de paiement personnalisées.
Au début du mois de janvier, le département d’État américain avait annoncé l’élargissement du système de caution financière pour les visas de visite (B1/B2) à 38 pays, dont l’Algérie, dans le cadre du durcissement des politiques migratoires et d’entrée sur le territoire américain.
Le département a également souligné que le paiement de la caution ne constitue pas une approbation automatique du visa, précisant que le montant est remboursé en cas de refus de la demande, ou si le titulaire du visa respecte les conditions de séjour et quitte les États-Unis dans les délais impartis.
Par ailleurs, les bénéficiaires de ces visas sont tenus d’entrer sur le territoire américain exclusivement par trois aéroports désignés :
Boston Logan, John F. Kennedy à New York et Washington Dulles International.
Cette extension concerne plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, notamment l’Algérie, l’Angola, le Bangladesh, le Bénin, le Burundi, le Cap-Vert, Cuba, Djibouti, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Sénégal, l’Ouganda, le Venezuela et le Zimbabwe.
Le département d’État a enfin précisé que cette mesure n’affecte pas les autres programmes d’entrée, rappelant que le système de caution financière a été lancé initialement à titre expérimental en août 2025, avant d’être élargi dans le cadre d’une politique visant à renforcer les conditions d’octroi des visas américains.