Les établissements préscolaires appellent Tebboune à ne pas reporter la rentrée sociale
La Fédération nationale des institutions d’accueil de la petite enfance et des jardins d’enfants a appelé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à prendre en compte les spécificités du secteur avant de prendre toute décision concernant le report de la rentrée sociale, tout en mettant en garde contre les répercussions d’une telle décision sur des centaines d’institutions, ainsi que sur des milliers de travailleurs et de familles dont les revenus dépendent de la poursuite de cette activité.
Dans un appel adressé au président de la République, la Fédération a expliqué que le secteur des institutions d’accueil de la petite enfance et des jardins d’enfants traverse une situation exceptionnelle et difficile, soulignant que la plupart des propriétaires d’institutions ont été contraints de cesser leurs activités dès le mois de mai, immédiatement après la fin des examens officiels programmés à des dates plus précoces que lors des années précédentes.
Elle a affirmé que cette situation a causé des pertes financières considérables, en raison du lien direct entre l’activité des institutions de la petite enfance et le calendrier des rentrées et des sorties scolaires, précisant que la particularité de la dernière année scolaire a conduit de nombreuses institutions à se retrouver pendant plusieurs mois sans activité réelle ni revenus.
En contrepartie, les charges fixes ont continué de s’alourdir, à l’instar des salaires des travailleurs, des cotisations de sécurité sociale, des loyers et de divers engagements légaux et administratifs, ce qui a accentué la pression financière subie par ces institutions.
La Fédération a souligné que la nature de ce secteur de services le rend fortement dépendant de la continuité de l’activité. Par conséquent, tout changement de la date de la rentrée sociale aura des répercussions directes sur la stabilité des institutions et sur les postes d’emploi qu’elles génèrent.
La Fédération a affirmé qu’elle ne s’oppose à aucune décision prise par les autorités dans l’intérêt général, mais elle a invité le président de la République à prendre en considération les spécificités du secteur de la petite enfance avant toute décision de report de la rentrée sociale, afin d’éviter d’aggraver la souffrance de centaines d’institutions, de milliers de travailleurs et de familles dont les moyens de subsistance dépendent de la continuité de cette activité.
En conclusion de son appel, la Fédération a exprimé sa confiance dans l’attachement du président de la République à la protection des différentes composantes du tissu économique et social, soulignant que le secteur de la petite enfance mérite de l’attention en raison de son rôle éducatif et social au service de la famille algérienne.
Cet appel intervient à un moment où certaines parties réclament le report de la date de la rentrée scolaire.