L’Algérie, l’Égypte et la Tunisie réaffirment leur soutien à une solution politique globale en Libye et aux élections
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a pris part, ce jeudi, à la quatrième réunion ministérielle du mécanisme des pays voisins de la Libye. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du processus de concertation trilatérale permanente entre l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie.
Ont également participé à cette réunion Badr Abdel Aaty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, ainsi que Mohamed Ali Nafti, ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger. Les échanges ont porté sur la coordination des positions des pays voisins face aux évolutions de la situation en Libye.
Selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères, les discussions ont mis en avant la nécessité d’adopter une approche globale de la crise libyenne, dépassant les seules dimensions sécuritaires et politiques pour inclure également les volets économiques et sociaux, afin de traiter les causes structurelles du conflit.
Les trois ministres ont convenu de poursuivre une coordination étroite et régulière, en vue d’assurer la convergence des positions et de soutenir les aspirations du peuple libyen frère.
La réunion a été sanctionnée par un communiqué conjoint réaffirmant que la solution politique globale demeure l’unique voie pour mettre fin à la crise libyenne. Les ministres ont insisté sur la poursuite du processus politique sous l’égide des Nations unies, afin de mettre fin à la division institutionnelle, de réunifier les institutions de l’État et de créer les conditions propices à l’organisation d’élections présidentielle et législatives simultanées.
Le communiqué final a également réaffirmé le principe de l’appropriation et du leadership libyens du processus politique, soulignant qu’une solution durable doit être « libyo-libyenne », fondée sur la volonté et le consensus de l’ensemble des composantes du peuple libyen, sans exclusion, dans le respect de l’unité et de la souveraineté du pays.
Les ministres ont exprimé leur préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire en Libye, notamment les actes de violence et les assassinats politiques, appelant à la retenue, à la désescalade et à la primauté de l’intérêt national supérieur.
Ils ont également souligné que la réussite d’un règlement politique durable nécessite une approche intégrée reliant les dimensions politique, économique et sociale, afin de garantir la stabilité, la sécurité et le développement en Libye.
Par ailleurs, ils ont réitéré leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes, considérée comme l’un des principaux facteurs d’aggravation et de prolongation de la crise. Ils ont, dans ce cadre, réaffirmé leur soutien aux efforts de la Commission militaire mixte (5+5) visant à consolider le cessez-le-feu et à parvenir au retrait des forces étrangères et des mercenaires dans des délais définis.
Enfin, les ministres ont souligné l’importance de renforcer la coordination entre les pays voisins de la Libye, les Nations unies et les partenaires régionaux et internationaux, notamment la Ligue des États arabes et l’Union africaine, afin de soutenir un processus politique global et durable dans le pays.