Le projet du gazoduc transsaharien entre dans une nouvelle phase
Le chef du département des études et de la tarification de l’activité de transport par pipelines au sein du groupe Sonatrach, Essam Gaba, a annoncé la date de lancement des études détaillées du tracé du projet de gazoduc algéro-nigérian.
Gaba a révélé, lors de son passage en invité à la Radio nationale, que le 26 avril prochain marquera le lancement officiel des études détaillées relatives au tracé du projet, une étape qui représente un passage concret de la phase de planification à la phase de finalisation de l’analyse technique.
Le responsable a expliqué que cette phase vise à définir avec précision le tracé final du gazoduc, à travers une étude approfondie des facteurs techniques et environnementaux, incluant la nature du relief et les conditions géographiques.
Ces études ont également pour objectif d’analyser la proximité du pipeline avec les centres de production et de consommation, afin de garantir une efficacité opérationnelle élevée.
Les études prendront en compte l’évitement des zones habitées, ce qui renforcera les niveaux de sécurité, tout en assurant le respect total des normes internationales de sécurité adoptées dans la réalisation des projets de transport d’énergie transfrontaliers.
Cette étape s’inscrit dans la continuité des études préliminaires réalisées par le bureau d’études international Penspen, qui ont contribué à définir le cadre général du projet, avant de passer à la phase des détails techniques.
Il a confirmé qu’environ 60 % du projet ont déjà été réalisés jusqu’à présent en Algérie et au Nigeria, ce qui reflète une progression notable des infrastructures.
L’Algérie prendra en charge l’achèvement des parties restantes sur son territoire, en reliant le réseau national de transport de gaz aux frontières avec le Niger via une ligne d’environ 1 200 km.
La partie prévue au Niger s’étendra sur environ 720 km, l’Algérie contribuant également aux études techniques et au soutien des phases de mise en œuvre.
Le responsable a souligné que le lancement des études détaillées constitue la véritable pierre angulaire du démarrage de l’exécution sur le terrain et de l’entrée du projet dans une phase opérationnelle avancée.
Essam Gaba a indiqué que le projet comprend la mise en place d’un système intégré de connexion des réseaux gaziers entre les trois pays. Le volet algérien comprend une ligne de 1 200 km reliant le réseau national aux frontières avec le Niger, tandis que la section nigérienne s’étend sur environ 720 km.
Les études incluent également une évaluation globale des aspects environnementaux et géologiques, l’analyse du relief, ainsi que l’étude des sites des champs et des centres de consommation, afin de garantir le choix du tracé optimal du pipeline.
Elles prévoient en outre l’établissement de normes strictes de sécurisation de la ligne, conformément aux meilleures pratiques internationales, afin d’assurer la durabilité de l’exploitation et de réduire les risques potentiels.
Gaba a affirmé que la mise en œuvre du projet dans un environnement désertique difficile ne représente pas un défi majeur, compte tenu de la longue expérience de Sonatrach dans l’exploitation des champs du Sud.
Il a toutefois précisé que le principal défi réside dans la longueur du tracé, qui nécessite la construction d’environ 21 stations de pompage fonctionnant 24h/24, ainsi que la mise en place d’une infrastructure de soutien comprenant le transport, l’hébergement et les services logistiques.
Le projet du gazoduc transsaharien est l’un des plus grands projets énergétiques du continent africain. Il s’étend sur 4 128 km et relie les champs gaziers du Nigeria au réseau de transport algérien en passant par le Niger, ouvrant ainsi une voie stratégique vers les marchés européens.