Le ministre de la Santé apporte des précisions sur le recrutement des aides-soignants
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudan, a apporté des précisions concernant le recrutement des aides-soignants diplômés des écoles privées de formation paramédicale.
Dans sa réponse à une question parlementaire, Aït Messaoudan a souligné que les offres d’emploi destinées à cette catégorie au sein des établissements de santé publics restent très limitées par rapport au nombre important de diplômés. Il a expliqué que les postes budgétaires ouverts pour le recrutement des aides-soignants dans ces structures sont principalement réservés aux diplômés des instituts publics de formation paramédicale, lesquels sont recrutés après avoir réussi un concours national sur épreuves.
Cette opération s’inscrit dans un effectif prédéfini dans le cadre du plan sectoriel annuel de formation et de perfectionnement du ministère de la Santé, approuvé par les services de la Fonction publique et de la Réforme administrative ainsi que par le ministère des Finances, a ajouté le ministre.
Afin d’offrir davantage de chances aux aides-soignants issus des écoles privées, Aït Messaoudan a indiqué le lancement d’une plateforme numérique nationale destinée à recenser leurs effectifs. Cela permettra d’avoir une vision globale et précise de la situation et d’étudier les moyens susceptibles de garantir un recrutement progressif du plus grand nombre possible de cette catégorie dans les différents modes de prise en charge sanitaire, que ce soit dans le secteur public ou privé, selon les postes disponibles.
Le ministre a révélé que le nombre d’aides-soignants inscrits sur cette plateforme s’élève à près de vingt-trois mille.
Il a également indiqué que, ces dernières années, plus de sept mille (7 000) aides-soignants issus des écoles privées ont été recrutés au sein des établissements de santé publics.
Enfin, il a annoncé que les services du ministère travaillent à l’élaboration d’une stratégie nationale et d’une vision organisationnelle intégrée visant à assurer un équilibre entre les capacités de formation et les besoins réels des établissements de santé, afin d’améliorer la qualité des services de santé et de renforcer la prise en charge des patients.