Le ministère du Commerce dévoile les résultats des analyses de laboratoire sur la pastèque

Le ministère du Commerce dévoile les résultats des analyses de laboratoire sur la pastèque

Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a mis fin à la polémique suscitée ces derniers jours autour de la sécurité de la pastèque, en affirmant que les analyses de laboratoire réalisées sur des échantillons provenant de différentes régions de production et des marchés de gros ont confirmé l’absence de tout risque pour la santé.

Dans un communiqué, le ministère a indiqué avoir réagi immédiatement après la diffusion de ces allégations en chargeant les laboratoires du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage de mener une série d’analyses approfondies, dans le cadre de sa mission de protection de la santé des consommateurs et de garantie de la sécurité des produits alimentaires commercialisés sur le marché national.

Une semaine d’analyses

Le ministère a précisé que les analyses ont été réalisées durant une semaine entière, selon des méthodes de référence reconnues et conformément aux normes en vigueur. Elles ont porté sur des échantillons de pastèques prélevés dans plusieurs bassins de production ainsi que sur les marchés de gros de la société « Magro » dans plusieurs wilayas, afin d’assurer une représentation des différentes zones de production et de commercialisation.

Les résultats des analyses microbiologiques ont révélé l’absence totale de bactéries pathogènes ou nocives dans les échantillons examinés, confirmant ainsi leur innocuité sur le plan sanitaire.

Les analyses des teneurs en nitrates ont également montré que les niveaux enregistrés étaient très faibles, se situant dans des valeurs naturelles et sans danger pour la santé des consommateurs.

Le ministère estime que ces résultats scientifiques démentent définitivement les informations diffusées sur certaines plateformes de réseaux sociaux, selon lesquelles la pastèque contiendrait des concentrations élevées de nitrates, en soulignant que ces affirmations ne reposent sur aucun fondement scientifique.

Des rumeurs à l’origine de la polémique

Ce communiqué intervient après la propagation, au début du mois, de rumeurs faisant état de cas d’intoxication alimentaire liés à la consommation de pastèques, suscitant l’inquiétude des consommateurs et affectant la commercialisation de ce fruit dans plusieurs marchés.

Dans ce contexte, les autorités de la wilaya de Batna avaient officiellement démenti les informations évoquant 135 cas d’intoxication attribués à la consommation de pastèques, affirmant qu’aucun cas de ce type n’avait été enregistré et appelant les citoyens à ne pas relayer des informations non vérifiées.

Selon des professionnels du secteur, ces rumeurs ont entraîné une baisse de la demande, pénalisant les agriculteurs et les commerçants, notamment en pleine saison de récolte, avec une diminution notable des prix sur certains marchés.

La Fédération nationale des marchés de gros des fruits et légumes avait, de son côté, estimé que ces informations avaient porté préjudice au produit national et aux revenus des agriculteurs, soulignant que remettre en cause la qualité des produits agricoles sans preuves scientifiques nuit à la confiance des consommateurs et à la stabilité du marché.

Vers un étiquetage obligatoire

Au cœur de cette polémique, le président de l’Organisation algérienne de protection du consommateur, Mustapha Zebdi, a jugé injuste de tenir l’ensemble des agriculteurs responsables de cas isolés ou d’informations non confirmées. Il a appelé à renforcer les contrôles tout au long de la chaîne de production et de commercialisation.

Il a également proposé la mise en place d’un étiquetage obligatoire sur les pastèques, mentionnant le lieu de production, le nom de l’agriculteur et la date de récolte, afin d’assurer la traçabilité des produits et d’améliorer la transparence du marché. Il a aussi plaidé pour un contrôle renforcé de l’utilisation des engrais et des pesticides ainsi que pour des analyses régulières des récoltes avant leur commercialisation.

Appel à se référer aux sources officielles

Le ministère du Commerce a renouvelé son appel aux citoyens à s’informer exclusivement auprès des sources officielles en matière de sécurité alimentaire et à ne pas relayer les rumeurs dépourvues de fondement scientifique.

Il a enfin assuré que ses services poursuivront les opérations de contrôle et d’analyse de manière régulière dans l’ensemble des wilayas afin de préserver la santé des consommateurs et de garantir la sécurité des produits nationaux, tout en se réservant le droit d’engager des poursuites contre toute personne diffusant de fausses informations susceptibles de nuire au produit national, aux agriculteurs ou à l’économie nationale.

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