Le ministère de la Santé et le syndicat des pharmaciens lancent un dialogue pour moderniser l’exercice de la profession
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Mesoudan, a confirmé la poursuite du travail de coordination pour enrichir le projet de décret exécutif définissant les conditions et modalités d’exercice de la profession de pharmacien et de pharmacien assistant. Cette déclaration a été faite lors d’une rencontre tenue hier, jeudi, avec une délégation du Syndicat national des pharmaciens privés (SNAPO), présidée par Sami Tirache.
Selon un communiqué du ministère de la Santé, cette rencontre a constitué un espace de dialogue constructif sur le développement de la pratique pharmaceutique et le renforcement de la qualité des soins, en mettant l’accent sur le rôle du pharmacien dans l’utilisation sûre des médicaments et l’amélioration de l’efficacité des services de santé.
Le ministre a précisé que cette démarche ne se limite pas à la rédaction d’un texte réglementaire, mais vise à établir une pratique pharmaceutique moderne fondée sur l’efficacité et la stabilité professionnelle, tout en tenant compte de l’équilibre entre les exigences réglementaires et la réalité du terrain. Il a insisté sur l’importance d’intégrer les jeunes pharmaciens et de soutenir leurs compétences dans les secteurs public et privé.
De son côté, le syndicat a réaffirmé sa volonté de contribuer activement au succès des réformes et a exprimé sa confiance dans la trajectoire réformatrice adoptée par le ministère de la Santé dans le cadre d’un dialogue participatif.
Il convient de rappeler que le Syndicat national des pharmaciens privés (SNAPO) avait précédemment exprimé son refus concernant le contenu du projet de décret exécutif relatif aux conditions d’exercice de la profession de pharmacien et de pharmacien assistant, critiquant également la méthodologie adoptée pour sa préparation, estimant que cette formulation pouvait affecter la stabilité de la profession et ses équilibres économiques.
Le syndicat avait alors appelé à une intervention urgente pour corriger la situation, ce qui a été abordé lors de cette réunion avec le ministre de la Santé, selon le communiqué officiel du ministère.