Le Japon assène un coup diplomatique au Maroc… Rabat rappellera-t-elle son ambassadeur ?

Le Japon assène un coup diplomatique au Maroc… Rabat rappellera-t-elle son ambassadeur ?

Le Maroc a essuyé un revers diplomatique de la part du Japon lors du Sommet « TICAD 9 », dans un scénario similaire à celui de Tunis en 2022, qui avait alors déclenché une crise diplomatique entre les deux pays.

Le Premier ministre sahraoui, Bouchraya Hammoudi Bayoune, a pris part, au nom du président de la République arabe sahraouie démocratique, Brahim Ghali, à la neuvième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, « TICAD 9 ».

La ville japonaise de Yokohama accueille cet événement diplomatique du 20 au 22 août en cours, avec la participation du Premier ministre japonais ainsi que de plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains.

L’invitation adressée au président sahraoui et la participation de son Premier ministre en son nom indiquent que Tokyo n’a accordé aucune importance à la position du Maroc, exprimée en 2022.

Rabat répétera-t-elle le scénario de Tunis ?

Rabat, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a rappelé que ses relations diplomatiques avec les pays sont directement liées à leur position sur la question du Sahara occidental.

Le royaume ne cache pas son irritation face à la participation de responsables sahraouis aux forums internationaux et considère toute visite effectuée par ces derniers à l’étranger comme une provocation directe.

En 2022, Rabat avait rappelé son ambassadeur à Tunis pour consultations, après la participation de Brahim Ghali au huitième sommet de la TICAD.

À l’époque, le Maroc avait qualifié la décision tunisienne d’inviter Ghali d’« hostile » et de « préjudiciable aux relations fraternelles » entre les deux pays, estimant que l’accueil réservé au dirigeant sahraoui constituait un acte grave offensant les sentiments du peuple marocain.

La TICAD 8, dernier sommet sur le développement de l’Afrique tenu à Tunis, s’était donc déroulée malgré la colère marocaine et l’invitation maintenue à l’adresse du gouvernement sahraoui.

La question demeure : Rabat adoptera-t-elle la même fermeté qu’envers Tunis, ou bien choisira-t-elle, face au Japon, une attitude plus mesurée fondée sur le silence et la surveillance, en acceptant le fait accompli ?

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