La Fédération des taxis s’oppose fermement à la légalisation des applications de transport
Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Saioud, a laissé entrevoir la possibilité de régulariser prochainement les applications de transport électroniques.
Il a affirmé, il y a quelques jours, que le projet de réglementation et d’encadrement du transport via les applications électroniques est désormais au niveau du Secrétariat général du gouvernement.
Le ministre a précisé que l’étude du projet sera prochainement finalisée et présentée au Parlement dans un avenir proche.
La fédération nationale des taxis exprime son mécontentement
La Fédération nationale des transporteurs en taxis a vivement dénoncé toutes formes de soutien direct ou indirect au transport parallèle et illégal (clandestin ou via applications).
Elle considère que le transport parallèle, quelle que soit sa forme ou l’entité qui le soutient, constitue une menace grave et systématique pour une profession légale et ancienne, celle des taxis.
Dans un communiqué consulté par la plateforme Awras, la Fédération a déclaré que la situation actuelle représente « une atteinte flagrante aux droits des professionnels du secteur », une « véritable conspiration visant à déstabiliser la profession des taxis » et à « affaiblir sa capacité à perdurer » dans un contexte social et économique difficile, marqué par des « tarifs de transport trop bas qui ne reflètent plus le coût de la vie » et par « l’accumulation de lois et de mesures restrictives qui ont aggravé les souffrances des chauffeurs ».
La Fédération a annoncé la tenue d’une réunion nationale urgente pour évaluer la gravité de la situation et discuter sérieusement des différentes mesures et mécanismes nécessaires pour remédier à des points cruciaux et urgents.
Ces points incluent, selon la Fédération :
La révision des tarifs de transport afin d’assurer un minimum de dignité professionnelle, ou la levée des restrictions existantes.
L’arrêt de tout soutien ou tolérance envers le transport parallèle et illégal.
La révision des lois et réglementations qui ont échoué à protéger les professionnels du secteur.
La défense de la profession de chauffeur de taxi contre toute menace à sa pérennité.
La Fédération a insisté sur son droit de prendre toutes les mesures légales et de mobilisation légitimes pour défendre la profession et les droits de ses membres.
Courrier urgent au ministre
La Fédération a adressé un courrier urgent au ministre de l’Intérieur et des Transports, exprimant son inquiétude face à la prolifération du transport parallèle et illégal, aux initiatives visant à régulariser ces activités, ainsi qu’aux projets de création de modes de transport alternatifs concurrents à la profession des taxis.
Elle a souligné la nécessité de lever toutes les restrictions imposées aux chauffeurs de taxis, notamment celles concernant les tarifs et les licences d’exploitation des anciens combattants et autres régulations administratives.
Point de vue de l’Organisation de protection des consommateurs
L’Organisation nationale de protection des consommateurs , a critiqué le contenu du communiqué de la Fédération des taxis.
Selon cette organisation, qui défend les droits des consommateurs, le communiqué ne sert pas l’intérêt général, alors que les autorités publiques cherchent à réglementer l’activité des exploitants de ces services afin de protéger à la fois les usagers et les transporteurs, tout en répondant aux besoins croissants en transport, notamment dans les grandes villes.
L’organisation a souligné que les services offerts par les taxis ne couvrent pas toujours les besoins des citoyens, surtout sur les lignes et dans les zones où la circulation est faible.