La farine plus chère que l'or à Gaza : la famine décime les civils

La farine plus chère que l’or à Gaza : la famine décime les civils

La bande de Gaza vit l’une des pires catastrophes humanitaires de l’époque moderne, marquée par une famine aiguë et une pénurie totale des denrées alimentaires de base, en raison d’un blocus étouffant qui dure depuis plus de neuf mois, accompagné de frappes israéliennes incessantes contre les civils.

Avec la diminution des aides humanitaires et l’absence de toute perspective de cessez-le-feu, la famine est devenue une nouvelle arme entre les mains de l’occupant pour soumettre les Palestiniens et les priver de leur droit le plus fondamental : le droit à la vie.

À ce sujet, le journaliste palestinien Anas Al-Sharif, correspondant de la chaîne Al Jazeera, a publié sur la plateforme X :
« La faim est impitoyable... À Gaza, nous sommes arrivés à un point où le kilo de farine coûte plus cher qu’un gramme d’or. Voilà notre vie entre massacres, famine et blocus. »

Dans un autre message au ton désespéré, il ajoute :
« Ô monde… les gens meurent littéralement de faim à Gaza. Ce n’est pas une exagération, c’est une mort réelle. »

Depuis le déclenchement de la guerre israélienne contre Gaza le 7 octobre 2023, les Palestiniens de la bande assiégée subissent une véritable extermination, avec un effondrement total des systèmes alimentaire et sanitaire, tandis que l’occupation continue de cibler les civils sans défense, même lorsqu’ils tentent d’accéder aux miettes de l’aide humanitaire.

Le fonctionnement de « l’Organisation humanitaire de Gaza », créée avec un soutien américano-israélien pour coordonner la distribution des aides, s’est transformé en piège mortel quotidien, faisant des centaines de martyrs et des milliers de blessés, soit par des bombardements directs, soit lors de bousculades meurtrières sous les tirs des soldats.

Des scènes de distribution de farine montrent comment l’occupation pousse délibérément les Palestiniens à la famine, pour ensuite les bombarder lorsqu’ils se rassemblent, alors que les organisations humanitaires internationales assurent qu’il existe des moyens sûrs et organisés pour acheminer l’aide — moyens systématiquement rejetés par Israël dans une politique planifiée de famine.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que la famine est désormais imminente à Gaza, certaines familles ayant déclaré à ses équipes que leurs enfants ne mangent rien de toute la journée.

Le programme a également souligné que « la situation à Gaza est sans précédent dans le monde », insistant sur le fait que le cessez-le-feu est devenu une nécessité humanitaire urgente.

Dans le même contexte, le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a affirmé que deux millions de Palestiniens à Gaza sont soumis à une famine systématique, accusant Israël d’utiliser la nourriture comme arme pour déshumaniser les civils, sans aucune responsabilité internationale.

Bien que l’ONG World Central Kitchen ait repris ses activités humanitaires après une interruption de 12 semaines, elle a souligné que les effets de la faim chronique à Gaza ne disparaîtront pas rapidement, notant que les mécanismes actuels ne peuvent satisfaire ne serait-ce que le minimum des besoins des habitants à cause des restrictions imposées par Israël.

Israël continue, avec un soutien direct des États-Unis, à appliquer une politique de mort lente à travers le blocus et la famine, méprisant tous les appels internationaux, y compris les ordonnances de la Cour internationale de justice exigeant la fin de l’agression.

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