La Cour d’Alger prononce son verdict contre l’historien Mohamed El-Amine Belghit
La Cour d’Alger a condamné, ce mardi, l’historien et chercheur en histoire Mohamed El-Amine Belghit à trois ans de prison ferme et deux ans avec sursis.
Belghit avait comparu, mardi dernier, devant la chambre criminelle de la Cour d’Alger lors de l’audience d’appel relative à l’affaire pour laquelle il était poursuivi.
Le tribunal de Dar El Beïda, à Alger, l’avait déjà condamné le 3 juillet dernier à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars, pour des accusations liées à un discours de haine et à l’atteinte à l’unité nationale.
Le procès avait été reporté à deux reprises, d’abord le 26 août, puis le 9 septembre, avant que la séance finale ne soit tenue aujourd’hui, donnant lieu au prononcé du jugement.
Les faits remontent à des déclarations faites par Belghit lors d’une interview sur la chaîne “Sky News Arabia”, jugées offensantes envers l’identité nationale et les fondements de la nation algérienne. Ces propos avaient suscité une vive polémique qui s’était soldée par la saisine de la justice.
L’historien faisait face à de lourdes accusations, notamment :
atteinte à l’unité nationale à travers des propos portant atteinte aux symboles de la nation et de la République,
atteinte à l’intégrité du territoire,
et diffusion de discours de haine et de discrimination via les moyens technologiques.
Au cours des précédentes étapes du procès, la défense avait demandé le remplacement de la détention provisoire par un contrôle judiciaire, présentant plusieurs garanties légales. Cependant, la chambre d’accusation de la Cour d’Alger avait rejeté la requête le 21 mai dernier, maintenant Belghit en détention provisoire.