La brigade Golani entraîne l’armée marocaine : des « tunnels de Gaza » simulés sur le sol marocain
Des images d’exercices militaires conjoints entre des soldats de l’armée marocaine et des membres de la brigade Golani de l’armée israélienne, dans le cadre des manœuvres « African Lion 2025 », ont suscité une large vague de critiques sur les réseaux sociaux.
Ces entraînements militaires communs interviennent alors que l’agression israélienne contre la bande de Gaza se poursuit.
Entraînement à l’assaut de tunnels : « Gaza reproduite au Maroc »
Les images largement diffusées montrent des membres lourdement armés de la brigade Golani prenant part à des exercices intensifs aux côtés d’éléments des unités de sécurité et d’intervention (GSI) de la gendarmerie royale marocaine.
Les exercices simulent des assauts contre des tunnels souterrains de combat – une tactique de guerre devenue caractéristique de l’armée israélienne dans ses opérations à Gaza.
Des observateurs ont qualifié ces entraînements de « simulation directe sur le terrain de scénarios de Gaza », d’autant plus que certaines sources militaires indiquent que les soldats de Golani ont participé à ces exercices peu de temps après leur retour du front à Gaza.
Cette situation soulève de nombreuses questions sur la nature de cette coopération militaire et ses implications politiques à un moment aussi critique.
L’apparition du drapeau israélien provoque la colère
Une photo de groupe montrant des soldats de la brigade Golani arborant le drapeau israélien aux côtés de celui de leur unité a provoqué une vague d’indignation.
Des internautes et commentateurs ont dénoncé une « provocation claire envers les sentiments des peuples arabes » et une « normalisation militaire inacceptable face aux massacres continus à Gaza ».
Les manœuvres African Lion 2025 sous les projecteurs
Connues historiquement pour leur vocation stratégique de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme transfrontalier, les manœuvres « African Lion », organisées chaque année avec la participation de l’armée américaine et de plusieurs armées africaines et arabes, dont celle du Maroc, se retrouvent aujourd’hui au centre des critiques.
La participation d’unités israéliennes accusées de crimes de guerre — selon des rapports de défense des droits de l’homme — soulève des interrogations sur les véritables objectifs de certains exercices réalisés sur le sol marocain.
Brigade Golani : un lourd passif d’exactions
La brigade Golani, l’une des plus anciennes et prestigieuses unités d’élite de l’armée israélienne, est spécialisée dans le combat urbain et les assauts dans les tunnels. Elle est accusée par plusieurs organisations internationales d’avoir commis de graves violations des droits humains.
Parmi les derniers incidents en date : le massacre de Rafah en mars dernier, au cours duquel des frappes menées par des unités de la brigade ont causé la mort de 15 membres du personnel médical et humanitaire.
Le général Yehuda Fuchs, commandant de la brigade, est accusé d’avoir supervisé directement ces opérations, poussant certains analystes à s’interroger sur les messages politiques que véhicule la participation de son unité à des exercices militaires sur un territoire arabe.