La BAD accorde un prêt de 747 millions d'euros à l'Algérie

La BAD accorde un prêt de 747 millions d’euros à l’Algérie

L’Algérie a bénéficié d’un financement de 747,32 millions d’euros accordé par la Banque africaine de développement (BAD) pour la réalisation de la première phase du projet de la ligne ferroviaire Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa. Ce projet s’inscrit dans un vaste programme visant à relier Alger à Tamanrasset sur une distance dépassant 2 023 kilomètres.

Un projet vital pour renforcer la connectivité régionale

Selon un article publié sur le site du Groupe de la Banque africaine de développement, ce projet stratégique vise à renforcer la connectivité régionale, stimuler le développement économique du sud algérien et soutenir l’intégration régionale.

Il figure parmi les projets d’investissement prioritaires de l’Algérie et contribuera à faciliter le transport des passagers et des marchandises, à réduire les coûts logistiques et à améliorer la commercialisation de la production agricole et industrielle. Il permettra également de soutenir l’exploitation durable des ressources économiques dans les régions sahariennes.

La première phase s’étend sur 495 kilomètres et comprend la construction de 27 ponts, 52 ouvrages ferroviaires, 21 ouvrages routiers, ainsi qu’un tunnel, des passages de conduites, 58 passages à niveau, six gares de croisement et huit gares voyageurs.

Le projet prévoit également l’installation de systèmes modernes de sécurité et de signalisation, l’équipement des tronçons initiaux avec du matériel de pointe, ainsi que la création de plateformes économiques et sociales au profit des jeunes, des femmes et des acteurs locaux. Les conditions techniques nécessaires à l’extension future du réseau seront également assurées.

Un levier pour le développement économique

Le financement de la Banque africaine de développement s’inscrit dans la vision nationale de transformation, la modernisation du réseau ferroviaire étant considérée comme un levier essentiel pour la diversification de l’économie, la réduction des disparités régionales et la transition vers des modes de transport plus durables.

La ligne Alger–Tamanrasset constitue le plus grand projet d’infrastructure du pays. Actuellement, l’Algérie exploite deux tronçons du « train du désert » : Alger–Blida sur 68 kilomètres et Boughezoul–Laghouat sur 250 kilomètres.

Parallèlement, d’autres projets visent à relier les grandes ressources naturelles au réseau ferroviaire, notamment une ligne reliant la mine de Gara Djebilet à la ville de Béchar sur 950 kilomètres, et une autre reliant la mine de phosphate à la ville d’Annaba sur 450 kilomètres.

Selon la même source, l’Algérie ambitionne de porter la longueur totale de son réseau ferroviaire à 6 800 kilomètres d’ici 2027, contre 4 700 kilomètres actuellement.

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