L’Organisation nationale de protection du consommateur clarifie la réalité de l’augmentation des tarifs de transport
L’**Organisation nationale de protection du consommateur** a clarifié la réalité des informations récemment diffusées concernant l’augmentation des tarifs de transport, en réponse à un communiqué de la **Syndicat national des transporteurs en taxis**.
Dans son communiqué, l’organisation a souligné que la réunion des syndicats de transport avec les services du **Ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports** constitue une étape positive visant à **transmettre les préoccupations des professionnels** et à **trouver des solutions urgentes à la situation actuelle**.
Elle a indiqué que les **premières impressions recueillies auprès de certains participants** étaient rassurantes.
Cependant, l’organisation a noté qu’un représentant d’une organisation syndicale avait diffusé une **vidéo depuis le siège du ministère**, annonçant des “accords préliminaires” incluant tous les transporteurs, notamment **l’augmentation officielle des tarifs**, puis avait confirmé ces informations via un communiqué, ce qui a, selon l’organisation, suscité de nombreuses **questions et interrogations chez les citoyens**.
L’organisation a précisé que les déclarations de certains représentants syndicaux **ne correspondent pas au contenu du communiqué du ministère**, lequel a clairement affirmé que le sujet des augmentations **est toujours à l’étude**, et qu’il serait examiné en tenant compte du **caractère social du service public** et du **pouvoir d’achat des citoyens**.
Elle a insisté sur le fait que toute augmentation éventuelle des tarifs de transport, si elle était décidée, **ne serait pas unilatérale mais consensuelle**, et a confirmé qu’**à ce jour, aucune augmentation officielle n’a été adoptée**.
L’organisation a également exprimé sa compréhension du désir de certains représentants syndicaux de rassurer les transporteurs, mais a estimé que **la manière dont ces informations ont été présentées n’était pas précise**, contribuant à créer **une confusion dans l’opinion publique**.
Hier, le **Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports**, agissant sur délégation du ministre **Said Saïd**, s’est réuni avec des représentants de l’**Organisation nationale des transporteurs algériens**, de l’**Union nationale des transporteurs**, de l’**Union générale des commerçants et artisans algériens**, de l’**Union générale des travailleurs algériens** et du **Syndicat national des transporteurs en taxis**.
Cette réunion fait suite à une **grève ouverte** menée par les chauffeurs de bus et de camions jeudi dernier, en protestation contre l’augmentation des prix du carburant et certaines dispositions du **projet de loi sur la circulation**, qui avait provoqué un **blocage du transport**, des **embouteillages aux stations-service** et perturbé la mobilité des citoyens.
Le ministère a réaffirmé que le **projet de loi sur la circulation** est toujours **en cours d’étude dans le cadre du processus législatif**, et que le texte légal **peut être enrichi** à la lumière des remarques et propositions des partenaires sociaux.
Le dossier de la **tarification du transport** sera examiné avec soin, en prenant en compte le **caractère social du service public** et le **pouvoir d’achat des citoyens**.
Conformément aux conclusions de la réunion consultative, il a été convenu de **tenir une réunion technique** pour étudier les augmentations proposées, qui couvriront le **transport urbain, inter-wilayas** et d’autres modes de transport public.
Par ailleurs, la société **Soukrel** (exploitation et gestion des gares routières) a annoncé la **programmation d’une réunion mardi prochain** pour étudier l’augmentation qui sera appliquée aux **tarifs du transport public de personnes**, tous modes confondus.