L’extrême droite française appelle à l’imposition de 3 sanctions contre l’Algérie
L’extrême droite française a profité de la crise diplomatique entre Alger et Paris pour attaquer l’Algérie, inciter à la haine contre elle et attribuer à Emmanuel Macron la responsabilité de la dégradation des relations.
Le porte-parole du Rassemblement national (anciennement Front national), Laurent Jacobelli, a déclaré, en parlant du refus de l’Algérie d’accueillir l’influenceur "Doualem", que Paris pourrait forcer l’Algérie à l’accueillir en utilisant un "bouclier de fer".
Jacobelli estime que la France paie aujourd’hui le prix de la soumission d’Emmanuel Macron devant l’Algérie, et il a qualifié la colonisation française de l’Algérie de "crime contre l’humanité".
Le député d’extrême droite a accusé l’Algérie de pousser certains influenceurs ayant la double nationalité algérienne et française à diffuser de la haine contre la France.
Il a appelé à prendre des mesures strictes contre l’Algérie, comme arrêter la délivrance de visas aux citoyens, imposer des taxes sur les transferts d’argent et suspendre l’"aide au développement".
Il a ajouté : "Nous sommes la sixième puissance mondiale, nous devons arrêter de ressentir un complexe d’infériorité face à l’Algérie, qui clairement nous défie, et c’est pourquoi nous devons lui faire face".
La crise diplomatique entre l’Algérie et la France s’est intensifiée après le refus par l’Algérie d’accueillir l’influenceur algéro-français Boualem Naïman, que la France avait expulsé.
Le ministère algérien des Affaires étrangères a confirmé qu’une campagne de désinformation et de diffamation contre l’Algérie était menée par l’extrême droite, connue pour son discours de haine et sa tendance à la vengeance.
Le ministère a indiqué que ce courant "s’est engagé à travers ses partisans officiels au sein du gouvernement français dans une campagne de désinformation et de diffamation contre l’Algérie, pensant avoir trouvé une excuse pour apaiser sa frustration et sa rancœur".
Il a précisé que, "contrairement à ce que prétendent l’extrême droite française, ses agents et ses porte-paroles, l’Algérie n’a en aucun cas adopté une logique d’escalade, de surenchère ou d’humiliation".