L’Algérie vise une production aquacole de 20000 tonnes à l’horizon 2027
L’Algérie ambitionne d’atteindre une production aquacole supérieure à 20000 tonnes par an à l’horizon 2027, dans le cadre d’un programme national visant à renforcer la sécurité alimentaire et à développer le secteur de la pêche et de l’aquaculture, selon le directeur général de la pêche et de l’aquaculture au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Miloud Tiria.
Dans des déclarations rapportées par l’Agence de presse algérienne (APS), M. Tiria a indiqué que la production nationale de poissons d’élevage devrait se situer entre 12000 et 14000 tonnes au cours de l’année en cours, avant de connaître une progression graduelle pour dépasser les 20000 tonnes en 2027, conformément au plan d’action gouvernemental lancé en début d’année en faveur du développement de la filière aquacole.
Le responsable a également souligné que l’Algérie figure désormais parmi les pays leaders en Méditerranée en matière de conformité aux normes de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) durant les années 2024 et 2025, précisant que cette dynamique s’inscrit dans le respect des engagements internationaux liés à la durabilité et à la préservation des ressources marines.
Il a en outre mis en avant le partenariat stratégique entre l’Algérie et cet organisme onusien, fondé sur l’échange d’expertise scientifique et technique ainsi que la coordination en matière de gestion et de protection des ressources halieutiques, ajoutant que l’Algérie participe activement aux travaux de cette instance.
S’agissant des efforts nationaux de préservation du milieu marin, le même responsable a indiqué que l’Algérie a mené depuis 2017 plus de 35 campagnes d’évaluation des stocks halieutiques, en parallèle de la création de plus de cinq zones de pêche protégées, tout en renforçant la numérisation et les systèmes de collecte et de traitement des données statistiques dans la gestion du secteur.
Enfin, M. Tiria a appelé à orienter les programmes de coopération vers le soutien à l’aquaculture, face aux défis auxquels fait face le bassin méditerranéen, notamment la faiblesse de la production et la dépendance aux marchés extérieurs pour les aliments pour poissons. Il a également proposé la création d’une ferme pilote afin d’évaluer l’impact environnemental de cette activité.