L'Algérie retire les cartes de privilège d'accès aux ports et aéroports aux diplomates français

L’Algérie retire les cartes de privilège d’accès aux ports et aéroports aux diplomates français

Le ministère des Affaires étrangères a convoqué, ce samedi, le chargé d’affaires de l’ambassade de France en Algérie, en raison des entraves persistantes rencontrées par l’ambassade d’Algérie à Paris dans l’acheminement et la réception des valises diplomatiques. Ces obstacles constituent une violation flagrante des obligations internationales qui incombent au gouvernement français.

Dans son communiqué, le ministère a souligné que ces entraves, initialement constatées au niveau de l’ambassade d’Algérie à Paris, se sont étendues aux centres consulaires, et ce malgré les promesses du côté français (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) de revoir cette mesure.

Dans le cadre d’une application stricte du principe de réciprocité, le directeur des immunités et privilèges diplomatiques a procédé au retrait de toutes les cartes de privilège permettant l’accès aux ports et aéroports algériens, précédemment accordées à l’ambassade de France.

Le jeudi 24 juillet, le ministère avait déjà exprimé son profond étonnement face à l’interdiction faite aux agents accrédités de son ambassade en France d’accéder aux zones réglementées des aéroports pour réceptionner les valises diplomatiques.

Le communiqué d’alors précisait que le chargé d’affaires français avait été convoqué et que des explications officielles avaient été exigées concernant cette mesure inédite.

À la suite des démarches entreprises par la mission diplomatique algérienne à Paris auprès des autorités françaises, il a été confirmé que cette décision avait été prise par le ministère de l’Intérieur français, à l’insu du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et dans une totale absence de transparence.

Le ministère algérien des Affaires étrangères a considéré cette mesure comme une violation manifeste de la Convention de Vienne, notamment de son article 27, qui garantit la liberté de réception directe des valises diplomatiques auprès du commandant de bord.

Dans son communiqué, le ministère a affirmé que l’Algérie avait immédiatement décidé de répondre par la réciprocité, tout en se réservant le droit de recourir à tous les mécanismes juridiques disponibles, y compris la saisine de l’Organisation des Nations Unies.

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