L’Algérie renforce sa stratégie de développement de l’arganier
Le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a élaboré un programme national pour le développement de l’arganier, en misant sur les technologies modernes et l’extension des superficies cultivées.
Le directeur général des forêts de la wilaya de Mostaganem, Djamel Touahriya, a expliqué, en marge d’une journée d’étude organisée par Université Abdelhamid Ben Badis, que ce programme repose sur la plantation de 250 arbres par hectare.
Il a précisé que des techniques modernes économes en eau ont été adoptées, notamment l’irrigation goutte-à-goutte, ainsi que l’intégration de technologies intelligentes pour suivre la croissance des arbres et améliorer leur rendement.
Dans ce contexte, M. Touahriya a souligné que l’État mise actuellement sur la valorisation et l’extension de la culture de l’arganier, indiquant que la wilaya de Tindouf compte près de 10 000 arbres de cette espèce.
Les autorités ambitionnent également de généraliser la plantation de l’arganier à travers plusieurs wilayas du pays, notamment dans le cadre du projet du Barrage vert, en raison de sa capacité à lutter contre la désertification et à s’adapter aux conditions climatiques difficiles.
Le même responsable a affirmé que le programme a enregistré des résultats « très positifs », tant en matière de qualité des fruits que de quantité d’huile extraite, particulièrement dans la wilaya de Mostaganem.
Il a ajouté que des résultats encourageants ont également été constatés dans plusieurs autres wilayas, notamment M’Sila, Tamanrasset et Illizi.
Concernant l’aspect scientifique, M. Touahriya a mis en avant l’intérêt croissant des universités et des chercheurs pour l’arganier, à travers des études portant sur ses avantages économiques et environnementaux.
Il a précisé que ces recherches s’inscrivent dans le cadre des accords de coopération entre les secteurs de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur, ainsi que des partenariats locaux entre les universités et les conservations des forêts.
Il convient de rappeler que l’ancien ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, avait précédemment confirmé le lancement de programmes locaux visant à élargir les superficies reboisées, avec un accent particulier sur les arbres fruitiers résistants.
M. Cherfa avait souligné que ces programmes s’inscrivent dans une stratégie de lutte contre la désertification et d’adaptation aux changements climatiques, à travers l’exploitation d’espèces agricoles adaptées à l’environnement.
Ces cultures comprennent notamment le pistachier, l’amandier, le grenadier, le figuier, le prunier, le cerisier, l’abricotier ainsi que l’arganier, dans une vision fondée sur l’exploitation durable des ressources agricoles.
Par ailleurs, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait appelé au développement des produits agricoles à travers les fermes pilotes, afin d’améliorer leur rentabilité économique.
Le président Tebboune a également insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à l’huile d’argan, considérée comme un produit prometteur pour lequel l’Algérie dispose d’importants atouts de production.
À noter que les huiles extraites de l’arganier sont commercialisées à des prix élevés, le litre dépassant les 10 000 dinars algériens, ce qui reflète leur importante valeur économique.