L’Algérie renforce sa sécurité hydrique avec deux nouvelles usines de dessalement
Face aux défis croissants liés à la rareté des ressources en eau et à la demande accrue en eau potable, l’Algérie continue de renforcer sa stratégie nationale pour garantir la sécurité hydrique en investissant dans des projets de dessalement de l’eau de mer.
Dans ce cadre, les usines de dessalement de Tighremt à Béjaïa et de Fouka 2 à Tipaza se distinguent comme les réalisations récentes les plus importantes mises en œuvre dans le cadre du premier programme national complémentaire.
Usine de Tighremt
Le groupe Sonatrach a annoncé, dans un communiqué publié dimanche soir, que l’usine de dessalement de Tighremt a atteint la phase finale de mise en production progressive.
L’usine a effectivement démarré ses activités le 18 juin 2025, avec la mise en service d’une première unité de production d’une capacité de 30 000 m³ par jour, et une augmentation progressive de la production selon un programme bien défini.
Au début du mois de juillet, l’usine avait atteint une capacité de 90 000 m³/jour, avec une montée attendue à 120 000 m³/jour dans les prochains jours.
Jusqu’au 5 juillet 2025, plus de 215 730 m³ d’eau dessalée conforme aux normes ont été injectés dans le réseau de distribution de l’Algérienne des Eaux, illustrant l’efficacité croissante de ce projet vital.
L’usine de Tighremt est considérée comme un projet stratégique qui, à pleine capacité (300 000 m³/jour), pourra alimenter près de 3 millions de citoyens en eau potable, constituant ainsi un pilier essentiel pour renforcer la sécurité hydrique dans la région de Béjaïa et ses environs.
Usine de Fouka 2
Dans une démarche parallèle, Sonatrach a annoncé mardi dernier la mise en service complète de l’usine de dessalement Fouka 2 dans la wilaya de Tipaza, avec une capacité de 300 000 m³/jour.
Cette installation vise à répondre aux besoins en eau potable des populations des wilayas de Tipaza, Alger et Blida.
Cet accomplissement fait suite à une phase initiale de mise en service partielle, lancée le 22 février 2025, à la suite de l’inauguration du projet par le président de la République.
Toutes les étapes techniques et expérimentales ont été achevées avec succès, y compris les essais mécaniques et le contrôle qualité, garantissant le fonctionnement de l’usine selon les normes les plus strictes de sécurité et d’efficacité.
Par ailleurs, le communiqué de Sonatrach a salué le rôle crucial joué par les compétences algériennes dans la réalisation et l’exploitation de ces deux projets, considérant la mise en service intégrale de Fouka 2 comme un tournant stratégique confirmant la capacité de l’Algérie à faire face aux défis avec ses propres ressources.
Il est à noter que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait supervisé l’inauguration de l’usine Fouka 2 en février dernier.
En mars dernier, le président Tebboune a également donné le coup d’envoi de l’usine de dessalement Cap Djinet 2, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la crise de l’eau et de renforcement des infrastructures hydrauliques.
L’usine Cap Djinet 2 s’inscrit dans une série de grands projets récemment inaugurés par le président Tebboune, parmi lesquels figurent également l’usine Ras El Baïdh à Aïn El Karma (wilaya d’Oran) et celle de Koudiat Draouch (wilaya d’El Tarf), illustrant une dynamique nationale claire en faveur de la sécurité hydrique de long terme en Algérie.