L’Algérie relève les amendes routières jusqu’à 13 000 dinars.. Voici les nouveaux tarifs
Le nouveau projet de loi sur la circulation en Algérie a instauré une série de mesures renforcées et dissuasives à l’encontre des contrevenants au Code de la route et des conducteurs imprudents. Ces mesures comprennent une augmentation notable des amendes ainsi que l’introduction, pour la première fois, de nouvelles infractions. L’objectif est d’améliorer la sécurité routière et de réduire le nombre d’accidents.
De nouvelles amendes allant de 4 000 à 13 000 dinars
La loi a revu à la hausse les montants forfaitaires des sanctions applicables aux quatre catégories d’infractions routières, désormais fixées à 4 000, 6 000, 9 000 et 13 000 dinars algériens, avec une augmentation pouvant atteindre le triple pour les infractions les plus dangereuses.
Ces sanctions concernent notamment l’usage du téléphone portable au volant, l’excès de vitesse, les dépassements dangereux, le non-respect du port de la ceinture de sécurité, ainsi que les infractions liées à l’éclairage, aux signalisations et aux équipements des véhicules et des deux-roues, selon le site Echourouk citant le texte du projet.
Nouvelle infraction : jeter des déchets depuis les véhicules
Pour la première fois, la loi introduit une infraction sanctionnant le jet de déchets ou d’objets depuis un véhicule, une moto ou un cyclomoteur, punie d’une amende de 6 000 dinars.
Cette nouvelle mesure vise à limiter un phénomène devenu fréquent sur les routes algériennes.
Détail des infractions selon les catégories
1re catégorie (amende de 4 000 DA) : infractions des conducteurs et piétons liées à la ceinture de sécurité, l’utilisation de voies interdites, les manquements à l’éclairage, aux signalisations et aux équipements essentiels du véhicule.
2e catégorie (amende de 6 000 DA) : excès de vitesse léger, usage abusif de dispositifs sonores, circulation dans des zones non autorisées, absence d’arrêt lorsque nécessaire, ainsi que le jet de déchets.
3e catégorie (amende de 9 000 DA) : dépassement de la vitesse autorisée de 10 % à 20 %, absence de ceinture ou de casque, transport dangereux d’enfants, obstruction de la circulation.
4e catégorie (amende jusqu’à 13 000 DA) : infractions graves comme le dépassement de vitesse de plus de 20 %, utilisation du téléphone en conduisant, circulation à contresens, obstruction volontaire du trafic ou mise en danger des usagers.
Une sévérité inédite
Ces sanctions renforcées ciblent les conducteurs et véhicules susceptibles de représenter un danger sur la route. Elles couvrent notamment les dépassements dangereux, les arrêts et stationnements dans des zones à risque, le transport non sécurisé de passagers ou de marchandises, ainsi que le non-respect des équipements réglementaires pour les véhicules et motos.
L’objectif de ces mesures est de réduire les accidents de la route, d’améliorer la discipline sur les routes algériennes et de sensibiliser les citoyens à l’importance du respect du Code de la route pour garantir la sécurité de tous les usagers.