L'Algérie rejette la présence de bases militaires étrangères et réaffirme ses positions souveraines face aux États-Unis

L’Algérie rejette la présence de bases militaires étrangères et réaffirme ses positions souveraines face aux États-Unis

L’Algérie a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement au principe de neutralité dans ses relations internationales, ainsi que son refus de s’inscrire dans la logique de polarisation que connaît le monde.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a rappelé, lors de son entretien médiatique périodique, la ligne directrice de la politique étrangère algérienne.

Il a indiqué avoir réitéré au vice-ministre des Affaires étrangères américain, avec lequel il a eu des discussions qualifiées de positives, que l’Algérie ne renonce jamais à ses amis.

Il a ajouté : « La Russie est un pays ami, la Chine est un pays ami, et l’Indonésie est un pays frère. »

Et de poursuivre : « Si tu veux être mon ami, ne m’oblige pas à renoncer à une autre partie, car je ne complote jamais contre toi avec un ami. Ces pays sont des amis de l’Algérie pour des intérêts communs et mutuels, et non contre une quelconque partie. »

Le président a insisté sur le fait que l’Algérie n’acceptera jamais la présence de bases étrangères sur son territoire, quelle que soit la partie concernée.

Il estime que cette politique a permis à l’Algérie, à travers l’histoire, de jouer un rôle de bon médiateur, rappelant notamment le succès de la médiation algérienne dans la libération des otages américains en Iran.

Le président a affirmé que l’Algérie est un État neutre qui n’appartient à aucun camp.

Concernant la visite du vice-ministre américain des Affaires étrangères en Algérie, il a déclaré avoir été personnellement touché par les propos et les gestes positifs qu’il a constatés.

Il a également souligné que les relations avec les États-Unis ont toujours été bonnes et qu’elles s’améliorent à chaque visite d’un responsable américain en Algérie.

Il a indiqué que les Américains connaissent bien le poids de l’Algérie en Afrique.

S’agissant des questions palestinienne et sahraouie, le président a affirmé que Washington respecte beaucoup la position de l’Algérie à leur égard.

Il a révélé qu’au cours de la période où l’Algérie siégeait au Conseil de sécurité, des discussions pouvaient durer plus de dix jours avec les États-Unis concernant les résolutions adoptées, parfois même sur la ponctuation et pas seulement sur les mots, ce qui reflète selon lui le respect de Washington pour l’Algérie.

Concernant la question sahraouie, il a expliqué que la résolution de l’ONU suit son cours, sans problèmes entre l’Algérie et les États-Unis.

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