L’Algérie récupère sa part historique de thon rouge
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Oualid, a révélé que l’Algérie a réussi à récupérer sa part historique de thon rouge, avec une augmentation du quota à 2.467 tonnes pour la période 2026-2028, tout en rétablissant l’intégralité de la part historique et en réservant une portion au profit de la pêche traditionnelle.
Le ministre a précisé que ce quota sera valorisé localement à travers la création, pour la première fois, de fermes d’engraissement, contribuant ainsi à préserver la valeur ajoutée au sein de l’économie nationale.
Cette annonce a été faite lors d’une rencontre nationale réunissant les présidents des chambres de la pêche maritime et de l’aquaculture, consacrée à l’écoute des préoccupations des professionnels, à la discussion des solutions proposées et des mesures susceptibles de soutenir les producteurs et d’améliorer le climat d’investissement.
Yacine Oualid a confirmé que le secteur connaît une dynamique croissante, avec une nette progression de l’aquaculture marine et continentale en 2026 par rapport à l’année précédente.
Plus de 80 millions de juvéniles de poisson pagre et de bar ont été mis en élevage, pour une production totale estimée à 20000 tonnes, contre environ 7000 tonnes auparavant.
Dans le domaine de l’exploitation durable des ressources halieutiques, le ministre a salué les résultats positifs de l’expérience des récifs artificiels menée dans la wilaya d’Oran, en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale , affirmant que cette initiative sera étendue à d’autres wilayas afin de renforcer la biomasse marine au profit des pêcheurs traditionnels.
Il a également annoncé le lancement de l’équipement de 1.700 navires de pêche avec un système de surveillance par satellite (VMS) au cours de l’année en cours, une mesure qui contribuera à moderniser le secteur, à mieux organiser son activité et à lutter contre la pêche illégale grâce aux technologies.
Le ministre a souligné l’importance stratégique du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans le système de sécurité alimentaire, appelant à redoubler d’efforts pour augmenter la production nationale de poisson et stabiliser les prix sur le marché.
Il a également salué la mise en œuvre de l’accord de pêche signé entre l’Algérie et la Mauritanie, qui ouvrira de nouvelles perspectives aux professionnels pour accéder aux eaux mauritaniennes et bénéficier de quotas estimés à 32.120 tonnes.
Concernant le soutien aux professionnels, un nouveau cadre réglementaire a été mis en place afin de renforcer les crédits destinés à l’investissement dans les secteurs de la pêche maritime et de l’aquaculture, permettant ainsi d’injecter davantage de capitaux, d’améliorer le climat des affaires et d’encourager l’investissement.