L’Algérie mise sur l’exportation d’énergie vers l’Europe avec de grands projets stratégiques
Le directeur de la communication et des médias au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Khalil, a révélé des détails sur les projets énergétiques de l’Algérie.
Invité sur les ondes de la radio nationale, Khalil Hadna a évoqué un projet stratégique que l’Algérie et l’Italie s’efforcent de concrétiser : la création d’une ligne maritime de transport d’électricité reliant les deux pays, dans le but d’exporter l’électricité algérienne, notamment propre et verte, vers le marché européen.
Dans ce cadre, Sonelgaz et Sonatrach ont signé avec la société italienne ENI des protocoles d’accord pour réaliser une étude de faisabilité du projet, qui vise à exporter environ 2 000 MW d’électricité, renforçant ainsi la position de l’Algérie comme fournisseur d’énergie dans la région.
En matière d’énergies renouvelables, Hadna a précisé que l’État a lancé un programme ambitieux visant à produire 15 000 MW d’ici 2035, dont la première phase a débuté avec une production de 3 200 MW.
Il a indiqué que neuf centrales entreront en service au cours de l’année 2026, dont les centrales de Laghras dans la wilaya de Biskra et Tandala dans la wilaya de El M’Ghair, avec une capacité de 200 MW chacune, ainsi que la centrale de Fouliya dans la wilaya de El Oued, d’une capacité de 300 MW, la plus grande de ce type.
Il a également évoqué d’autres projets en cours de réalisation, tels que la centrale solaire de Ghar Djebilet équipée d’un système intelligent de stockage, et la centrale éolienne d’Adrar.
Hadna a souligné que l’orientation future de l’État repose sur une transition progressive vers l’énergie durable, en adoptant un mix énergétique combinant énergie fossile et énergies renouvelables.
Il a ajouté que l’Algérie produit actuellement environ 27 000 MW d’électricité, alors que la consommation nationale ne représente qu’un tiers de cette quantité, ce qui a conduit le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à donner des instructions pour accéder aux marchés extérieurs et exporter le surplus.
Dans le même contexte, l’Algérie met en œuvre un programme pour les systèmes énergétiques isolés, notamment dans les régions du Sud et les zones éloignées, par la création de 15 centrales photovoltaïques afin de renforcer la sécurité énergétique.