L’Algérie et l’Arabie saoudite en tête des plus grands contrats gaziers du mois d’octobre
Le marché du gaz a connu, en octobre dernier, la signature de contrats de développement, d’exploration et d’investissement sans précédent dans le domaine du gaz naturel, reflétant un intérêt mondial croissant pour cette ressource vitale.
Ces accords ont vu la participation de plusieurs pays arabes de premier plan tels que l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Qatar et l’Irak, dans un contexte de hausse de la demande mondiale en gaz — notamment en Europe et en Asie —, de tensions géopolitiques accrues et de flambée des prix du pétrole.
Ces facteurs ont poussé les pays producteurs à accélérer le rythme de l’exploration et de la production afin de répondre aux besoins croissants.
Dans ce contexte, l’Algérie a conclu l’un des plus grands accords énergétiques d’octobre dernier, en signant une convention avec l’Arabie saoudite pour l’exploration des hydrocarbures dans le périmètre contractuel « Illizi Sud ». Ce contrat de partage de production a été établi entre la société algérienne Sonatrach et la société saoudienne Madad North Africa Energy, pour un montant de 5,4 milliards de dollars.
Par ailleurs, l’Arabie saoudite a signé un contrat majeur pour le champ gazier de Jafoura, d’une valeur de 11 milliards de dollars, avec un consortium d’investisseurs internationaux, dans le cadre de l’une des plus grandes transactions gazières d’octobre 2025.
Saudi Aramco a annoncé cet accord d’investissement fondé sur un système de location et de relocalisation d’installations de traitement du gaz, avec la participation de fonds dirigés par Global Infrastructure Partners et BlackRock, ainsi que d’investisseurs du Moyen-Orient et d’Asie.
De son côté, QatarEnergy a conclu un accord historique avec la compagnie pétrolière de l’État indien du Gujarat pour une durée de 17 ans, portant sur la fourniture d’un million de tonnes de gaz naturel liquéfié par an à partir de 2026.
À travers cet accord, le Qatar cherche à renforcer sa stratégie visant à accroître sa part du marché asiatique, dans le cadre de ses plans de commercialisation de la production issue de l’expansion du champ gazier du Nord.
Concernant la Jordanie, le royaume a obtenu une place notable parmi les plus importantes transactions gazières d’octobre, en signant un accord stratégique avec la Kuwait Drilling Company pour le développement du champ gazier de Risha.
L’accord prévoit le forage de 80 nouveaux puits pour un coût estimé à environ 174 millions de dollars, sur une période de quatre ans, dans le cadre des efforts de la Jordanie pour renforcer sa production nationale de gaz et réduire sa dépendance aux importations.
Dans une autre initiative visant à consolider le rôle de l’Égypte comme acteur énergétique régional en Méditerranée orientale, le gouvernement égyptien a signé un accord avec Chypre pour acheminer le gaz du champ « Cronos » vers Le Caire, où il sera liquéfié avant d’être exporté vers l’Europe via les terminaux d’Idku et de Damiette.
Les réserves du champ « Cronos » sont estimées à environ 3,2 billions de pieds cubes, renforçant ainsi la capacité de l’Égypte à tirer profit de ses infrastructures existantes.
Enfin, l’Irak a annoncé la signature d’un nouveau contrat avec la société américaine Energy pour la construction d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU), d’une capacité de 15 millions de mètres cubes par jour. Cet accord vise à sécuriser l’approvisionnement en gaz des centrales électriques et à réduire la dépendance du pays aux importations.