L’Algérie dévoile un plan progressif de distribution de 10 000 bus pour moderniser le transport public
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a révélé lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale que la distribution des bus importés débutera progressivement dans les grandes villes, avant de s’étendre aux villes de l’Est du pays.
Il a précisé que la première phase concernera les grandes wilayas telles qu’Alger, Oran, Sidi Bel Abbès, Constantine et Annaba. La deuxième phase touchera quatre wilayas de l’Est, soulignant que la fin du mois de mars prochain marquera la résolution du problème du transport de voyageurs en Algérie.
Arrivée des nouvelles cargaisons
Dans le cadre de ce programme, le port de Djen Djen (Jijel) a accueilli, le 9 février 2026, une troisième cargaison de 210 nouveaux bus, après deux précédentes livraisons de 270 et 380 bus.
Par ailleurs, la Direction des industries militaires du ministère de la Défense nationale a réceptionné, le 6 février 2026 au port d’Alger, une cargaison supplémentaire de 134 bus via l’Entreprise de développement de l’industrie automobile.
Selon les données officielles, ces livraisons s’inscrivent dans un programme global portant sur l’importation de 6 800 bus auprès de partenaires étrangers, notamment la Chine et l’Allemagne. L’objectif final est l’acquisition de 10 000 nouveaux bus afin de moderniser le parc national de transport public.
Une stratégie nationale de modernisation
Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation du transport collectif, visant à répondre à la demande croissante en services sûrs et modernes et à améliorer la performance du secteur.
Ce programme intervient également dans un contexte marqué par le tragique accident survenu au pont d’El Harrach à Alger, ayant causé 18 décès et 25 blessés, relançant le débat sur la vétusté du parc national de transport public.