L'Algérie dans un plan européen de désengagement vis-à-vis des États-Unis

L’Algérie dans un plan européen de désengagement vis-à-vis des États-Unis

Les critiques internationales, y compris de la part de l’Europe, à l’encontre des États-Unis d’Amérique, augmentent. Ceux-ci ont été accusés de violer le droit international et de tenter d’impliquer plusieurs pays dans des conflits qui ne les concernent pas, au nom de la défense d’« Israël ».

Plusieurs capitales européennes ont récemment exprimé leur refus de permettre le survol par des avions américains visant à bombarder l’Iran, signe d’une inquiétude croissante face aux politiques américaines.
Sur le plan économique, le président américain a réussi à imposer la domination des États-Unis sur l’Europe, après la conclusion d’un accord commercial avec l’Union européenne qui sert les intérêts de Washington et renforce son influence économique.

Le nouvel équilibre des relations entre le continent européen et les États-Unis a poussé certains pays européens à chercher des alternatives économiques et militaires pour s’affranchir de Washington.

L’Europe s’éloigne progressivement de Washington

Le Centre européen d’études sur le terrorisme et le renseignement estime que l’Europe progresse par étapes vers une indépendance stratégique vis-à-vis de Washington.

Le centre révèle que les gouvernements et entreprises européennes se concurrencent pour réduire leur dépendance à la technologie, aux équipements militaires et aux ressources énergétiques américaines.

Le rapport du centre spécialisé souligne que les menaces de Trump concernant le Groenland et les déclarations hostiles de certains membres de son administration envers l’Europe ont poussé les dirigeants européens à mettre en place de nouvelles mesures renforçant l’indépendance européenne.

Quelle place pour l’Algérie dans le plan européen ?

L’Algérie se positionne comme un acteur clé dans le plan européen visant à se désengager de Washington.
Le Centre européen d’études sur le terrorisme et le renseignement précise que les responsables européens mettent en garde contre le risque d’une dépendance accrue de l’Europe aux États-Unis pour ses besoins énergétiques.

Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jørgensen, a déclaré que les propos de Trump sur le Groenland constituent un signal d’alerte pour l’UE, soulignant qu’il est impossible d’aborder la question de l’énergie sans tenir compte des orientations géopolitiques.

Selon lui, Bruxelles travaille à diversifier ses sources et à approfondir les discussions avec l’Algérie, le Qatar et le Canada comme fournisseurs alternatifs.

Dans le contexte des tensions au Moyen-Orient et de la volatilité du marché énergétique mondial, plusieurs responsables se sont précipités pour visiter l’Algérie afin d’aborder les questions d’approvisionnement en pétrole et gaz.

La présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, s’est rendue en Algérie dans le cadre d’une visite officielle visant à renforcer la coopération bilatérale.

Rome a sollicité de l’Algérie des livraisons supplémentaires de gaz naturel.

Le lendemain, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a également visité l’Algérie pour des discussions officielles avec son homologue algérien Ahmed Attaf.

Le Premier ministre de la République de Serbie, Goran Matković, a aussi visité l’Algérie à la tête d’une délégation de haut niveau.

De son côté, la Belgique a souligné l’importance de remettre au niveau mérité le partenariat entre l’Algérie et Bruxelles, qui inclut la centrale de gaz naturel liquéfié de Zeebrugge, dans le contexte actuel au Moyen-Orient.

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